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vendredi 25 juillet 2008
Photographe de mise en scène, mon premier métier

  
Source de l'info :
Posté par move le lundi 05 novembre 2007. nombre de visites: 1269
Voir ici une série de photographies sous licence d'Art Libre (Copyleft) que j'ai réalisée en 2007. Vous pouvez utilisez ces images pour illustrer vos communications, vos flyers, vos rapports d'activités, votre site web, pour autant que vous mentionniez de manière claire : Copyright Théo Bondolfi sous Licence Art Libre.

Voir ici d'autres images réalisées en 1990

Télécharger des films dans la même lignée :
Drole de court 1 Drole de court 2 Drole de court 3 Drole de court 4





Théo Bondolfi photographe, l'histoire en résumé.

On dit qu'une image = 1'000 mots. Aux débuts de mon chemin de vie professionnelle, cette maxime m'a beaucoup inspiré. Et pourtant l'idée d'être témoin d'un époque en volant des images me semblait proche de cette vision africaine de l'image : photographier une personne sans lui demander l'autorisation au préalable, c'est voler son âme. Entre la jubilation de l'image réalisée et le refus de voler l'âme, j'ai tenté de trouver une troisième voie. Celle de la photographie de mise en scène.

C'est ainsi que de 16 à 20 ans, j'ai organisée une centaine de journées de production d'images surréalistes. J'invitais des photo-modèles pour une journée de pic-nic dans des lieux magiques, mélangeant théâtre, danse, mise en scène et design. Résultat : une sélection de plusieurs millier d'images que j'ai réalisées avant 20 ans, dont quelques centaines exposées et la plupart encore endormies dans un grand coffre, prête à sortir, une à une, à l'occasion.

C'est dans ce cadre créatif qu'est né en 1990 le manifeste du métissage, première étape de ma réflexion sur l'art et la société.

Quelques années plus tard, les médias ont commencé à parler beaucoup de métissage. Peut-être que ce manifeste du métissage, publié par l'Autre Journal, puis repris dans d'autres magazines de la presse internationale, y a contribué ?

Au travers de mon travail photographique, j'ai eu la chance d'exposer à deux reprises au Musée de l'Elysée, le musée suisse de la photographie. La première fois j'avais 18 ans, j'étais le plus jeune photographe a à exposer. Ensuite, j'ai dirigé la manifestation "la nuit de la Photo" pendant 5 ans. J'ai ainsi pu côtoyer la crème des photographes internationaux, les inviter chez moi, partager nos oeuvres et nos visions, s'inspirer mutuellement, et nouer de belles amitiés, notamment avec René Burri.

En parallèle à mes créations artistiques, j'ai réalisé des créations photographiques pour la confédération Suisse (programme SuissEnergie), pour des programmes de recherches de l'Ecole Polytechnique Fédérale (EPFL), pour le groupe de rap Sens Unik, pour le Leysin Rock festival et de nombreux projets sociaux ou culturels.
C'est comme ça que j'ai appris à diriger un projet de communication, de la conception du projet à la campagne de promotion, en passant par les aspects informatique, imprimerie, éthique et stratégie de la communication.

J'ai aussi produit et réalisé quelques courts-métrages dans la lignée de mes photos, que vous pouvez télécharger depuis les liens en haut de cet article.

Après quelques années de pause pour apprendre mieux le monde du numérique au sens large (modèle économiques, visions de société, nouvelles formes de créations issu de ce nouveau mode de production,...) j'ai recommencé la création photographique. En été 2007 j'ai réalisé une série de mise en scène entièrement sous licence libre. Ce sont trois capoeristes de haut niveau sur les plages de Salvador de Bahia.
Cette série est utilisée pour l'illustration des sites des écoles de Capoeira au Brésil, et pour plusieurs autres projets où l'esprit onirique sert de véhicule aux messages d'évolution harmonieuse que j'essaie de partager.




Voici un petit texte écrit sur mon travail photographique par Charles-Henri Favrod, grand homme d'image.

Je n'étais pas arrivé au Musée de l'Elysée que Théo Bondolfi en investissait les jardins de sa juvénile présence. Au fil du temps, je l'ai vu acquérir toujours plus de détermination sans rien perdre de son brio initial. Il n'a cessé de m'étonner par ses initiatives, et singulièrement lorsque lui est profondément venue l'idée d'un monde unitaire et fraternel. Il mène maintenant une action de longue durée, après avoir commencé par des fulgurances et des feux d'artifices. J'ai attaché à ceux-ci l'intérêt que mérite toujours l'initiative insolite. Mais j'applaudis à la maturité d'autant plus qu'elle n'a pas rompu avec l'enthousiasme natif. Je viens de lire sa dernière profession de foi qu'il conclut par la formule "la voie juste dans la pratique juste".

Je me souviens alors de ma propre jeunesse quand, dans les années, je découvrais le monde mal partagé. Je cherchais des solutions qui toutes butaient sur la difficulté de la communication.

Théo Bondolfi, rompu à l'informatique, innove aujourd'hui par une méthode simple et directe. Il n'ignore pas l'étendue de la tâche, mais exprime une certitude que je partage avec lui. "Si les médias pouvaient donner la priorité à décrire avec calme et profondeur les difficultés rencontrées par les humains dans leur quotidien ordinaire et exceptionnel, et qu'en seconde partie de chaque information diffusée, il y a avait les pistes et marches à suivre clairement exposées pour résoudre la difficulté en question, alors je suis convaincu qu'on verrai fleurir des communautés de sens de par le monde; des communautés dont le mode de vie serait si beau qu'elles n'auraient plus besoin de pouvoir ni de maître pour se réaliser pleinement, mais juste d'esprit coopératif en toute circonstance".

Ce qu’il réclame aujourd'hui n'est pas loin du propos du jazzman Winton Marsalis, dont il faisait la devise de son association Tir Groupé : "Un jour, le monde entier sera la patrie de tout le monde". Il se voulait alors "imagineur" et photographiait tous azimuts. L'image, c'est la représentation dans tous les sens du terme.

A cette époque, Théo Bondolfi manifestait déjà sa volonté en déclarant "j'ai troqué ma bonne fortune contre de la persévérance".

Je salue l'énergie qu'il manifeste plus que jamais.


Charles-Henri Favrod, 3 avril 2002




Voici un bref descriptif de mon parcours de photographe :

1972 : naissance à Lausanne, Suisse.

1988 : premières créations photographiques de mises en scènes, premières expositions.

1989 : découverte à Arles. Premières publications dans Photographies Magazine. Portfolio complet 6 pages dans VIS à VIS International (magazine d'art photographique) à Paris.

1990 : à 17-18 ans, réalisation d'ARMETIS, premier gros travail alliant images, textes et spectacles. Exposition au Musée de l'Elysée à Lausanne, puis dans une quinzaine de Galerie et Musées en 3 ans, notamment en Roumanie et en Colombie.

1991 : production de l'affiche "le Flon, un quartier en mouvement", connectant les créateurs et producteurs de ce petit "Soho" Lausannois.

1992 : nouvelle série d'exposition, de créations, dont l'affiche du Leysin Rock Festival, format triple mondial, campagne nationale.

1993: lancement du centre "Labyrinthe" de Tir Groupé, 32 pièces cuisines dans un immeuble du 13e siècle au centre de Lausanne, dans lequel plus de 1'000 artistes présenteront leurs oeuvres plastiques, musicales et autres animations en 3 ans. Mission de Tir Groupé : fournir aux jeunes artistes un accès à des espaces, des équipements, du personnel et des conseils (services de connexions artistiques).

1993-1997 : NUIT de la PHOTO & DIA NIGHTS - direction de la manifestation photographique romande réunissant des artistes de renom (Sebastiao Salgado, Robert Doisneau, René Burri MAGNUM, Jean-Loup Sieff …) avec des jeunes talents et l'appui de Charles-Henri Favrod.

1996: déménagement de Tir Groupé au Chapitô (en lieu et place d’Arlaud), nouvelle formule, séparation des activités en 6 associations, dont 2 sous ma responsabilité: Smala (gestion de maisons) Collectif’Image (création photos).

1995-1997 : lancement et accompagnement de Photone, le réseau Européen des Jeunes photographes, avec l'installation de centre en Hongrie, Slovénie, Bulgarie, et un réseau de contacts & publications dans divers pays d'Europe (détail voir "catalogue Collective Eye").

1997-2000 : conception du projet, lancement & présidence de la maison " Tricycles ", offrant plus de 1'200 m2 d’espaces de création et de gestion à des jeunes porteurs de projets socioculturels.

2000-2007 : création et coordination de l'institut Ynternet.org pour l'eCulture.
Mission : promouvoir cette nouvelle culture dans les environnements numérique, les nouveaux modes de créations qui en découlent, plus participatif, plus dynamiques, plus vivants, plus citoyens, comme ... mes photographies :-)

Liens utiles :
Définition "Photographie de mise en scène" sur Wikipedia

http://www.artlibre.org

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