La fondation Ynternet.org, c’est quoi ?

Créée en 1998, Ynternet.org est un institut de recherche et formation dont l’objectif est de promouvoir une utilisation des technologies de l’information qui concilie efficacité économique et éthique numérique, tout en s’appuyant sur les bonnes pratiques propres à la citoyenneté numérique.

 

Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour une brève présentation :

Pour en savoir plus sur la culture numérique en général, et sur la fondation Ynternet.org en particulier, indiquez votre email dans le formulaire ci-dessous :

 

 
Nos services:

Nos services s’articulent autour de trois axes relatifs à l’expertise en culture numérique.

1. Développer une expertise en eCulture, basée sur des activités de recherche et de collaborations avec les différents acteurs du libre.

2. Appliquer l’expertise acquise auprès d’un public large, en portant une attention spéciale aux publics défavorisés.

3. Diffuser largement cette expertise afin de promouvoir des pratiques responsables et éthiques sur Internet.

 

 

Panorama de projets:

Campagne ‘eCulture 2013 – 2016’ :
tedxgeneva Pour promouvoir une utilisation éthique, productive et sans-stress des outils numériques, Ynternet.org déploie une campagne de sensibilisation à la culture numérique et soutient les événements annuels de TEDx Geneva, afin de réunir managers, ingénieurs, micro-entrepreneurs indépendants, acteurs du monde associatif et des ONG, génies créatifs et enseignants, pour ensemble, partager la créativité et la stimuler dans le domaine des comportements responsables sur Internet, en découvrant des projets novateurs, des tendances et des idées nouvelles qui font évoluer la société.

 

Le projet AGenève :
projet-ageneve Le projet AGenève, réalisé en collaboration avec la HEG-GE et Caritas, est né du constat suivant : les personnes en rupture professionnelle, souvent peu à l’aise avec les outils numériques, ont pourtant besoin de ces outils pour valoriser leurs expériences et retrouver un emploi.

Pour cette raison, Ynternet.org a mis au point un système simple, sécurisé, sans pub et gratuit leur permettant de se créer un “CV en ligne” (ePortfolio) très facilement, sans avoir besoin de connaissances étendues en informatique.

 

Wikinomics : 
projet-wikinomicsWikinomics est un projet européen piloté par Ynternet.org dont le but est de promouvoir la culture collaborative via la technologie des “Wikis” (le même outil ayant servi par exemple à créer la fameuse encyclopédie “Wikipédia”) par la création d’un réseau d’experts formateurs européens.

Wikiskills a été noté par l’Union Européenne comme étant dans le 5% des projets les plus réussis, et a conduit Ynternet.org à assister la Banque Mondiale dans l’optimisation de leur communication et collaboration en ligne.

Wikinomics encourage le développement de compétences transversales (principalement, la capacité à communiquer et collaborer efficacement sur Internet) via une approche pédagogique innovante basée sur la culture libre et sur des scénarios d’apprentissage fondés sur la méthodologie “wiki” (un système particulier de collaboration en ligne).

 
 
 

Notre actualité:

Rapport d’activités 2014

Ynternet.org en chiffres, moyenne annuelle 2010 – 2014:
30 membres des divers conseils (conseil de fondation, conseil scientifique, comité de soutien)
➔ 62 collaborateurs à temps partiel, dont 40 entièrement bénévoles, 18 netentrepreneurs mandatés périodiquement et 4 à temps partiel pour la gestion courante

3 projets d’innovation subventionnés en parallèle au niveau fédéral et/ou de l’UE, servant la mission d’intérêt public de promotion de comportements responsables sur Internet, d’une valeur totale moyenne de 500’000 CHF.
Une dizaine de projets réalisés et un budget total annuel de 200’000 CHF en moyenne sur les 8 dernières années.

➔ Répartition globale des bénéficiaires des formations de la fondation : 30% Genève, 30% Romandie (HESSO et divers), 40% international.

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Un guide des présenations et vidéos du TEDx Geneva 2015

 

Un guide des présentations et vidéos du TEDx Geneva 2015

La créativité, dans l’ère numérique, au service du bien commun ?
Un mariage complexe entre solidarité et richesse ?
Comment penser différemment ?
Reconstruire après un tremblement de terre?

 

La créativité, dans l’ère numérique, au service du bien commun

Toute idée mérite d’être diffusée, qui que l’on soit. Que vous soyez infirmier, ingénieur ou étudiant. Et même si vous vous dites que vous n’avez rien a partager, alors (@epenser) Bruce Benamran vous dira qu’il suffit simplement d’apprendre quelque chose que vous pourrez ensuite partager. Évident, non ? Comme l’évidence qui a poussée le Hollandais (@josdeblok) Jos de Blok, infirmier de son état, a créer sa société de services d’infirmiers pour “casser” un système national de santé trop axe sur la productivité. Fini l’organisation pyramidale, adieu les managers, et bonjour l’autonomie. Son concept ? Créer une plate-forme nationale d’infirmiers basée le relationnel, l’#autogestion et la #confiance.

Confiance qui, comme le souligne (@Pierrefv) Pierre Février-Vincent, ne coûte pas chère a mettre en œuvre, mais demeure toutefois centrale pour faire émerger de bonnes idées en entreprise. Avoir une bonne idée, un concept neuf, c’est avoir une idée simple : « Try to make things simple, not complex », clâme (@josdeblok) Jos de Blok. Simplicité dans la création, dans la construction et la réalisation, (@koshajoubert) Kosha Joubert connaît, puisqu’elle a créée et fait prospérer les #écovillages dans le monde en misant toujours plus sur le partage humain.

Dans un autre domaine, (@YvesLeuzinger) Yves Leuzinger a lui aussi pensé différemment, et stimuler la curiosité. Son idée ? Proposer des échanges responsables et transverses en s’appuyant sur l’interdisciplinarité grâce à l’échange des savoirs. Quitter son domaine de prédilection pour se confronter à d’autres idées est ce qui a permis le succès de #Swisstopia. Encore une fois, d’une inspiration vient une idée, d’une idée naissent des échanges, échangent qui débouchent sur des créations viables qui servent la société. Echanger des idées, des concepts les uns avec les autres, être inspiré et s’inspirer des autres, partager, apprendre, transmettre, n’est-ce pas l’essence même de ce qu’est la #culture numérique ?

Entre solidarité et richesse: un mariage complexe

Comment reconstruire après une catastrophe ? Telle est la question que s’est proposée de répondre Corinne Mermillod. Inspirée par un grand architecte égyptien, Hassan Fathy, elle a appris à connaître les vrais fondements de l’art humaniste de l’architecture ; être à l’écoute d’autrui, de leurs besoins et de leur philosophie de vie, un véritable nid d’où l’architecture peut émerger naturellement. Observer le déploiement du filet d’un pêcheur peut ainsi être une base architecturale solide pour Fathy. Une base sur laquelle il trouve toutes les informations utiles à son travail. Une méthode que Corinne Mermillod retrace dans un discours à la fois émouvant, mais non moins porteur d’espoir. La chaleur humaine, la #solidarité dépasse, ici, tout ce que l’on peut apprendre à l’école. L’humanisme dépasse les codes sociaux, enfin, il ramène le bonheur là où la Nature l’a ôté dans des familles résidentes de zones sismiques ou balayées par la guerre. Pour une fois, la #coopération et la solidarité des humains remplacent la théorie apprise dans les livres. Car s’il faut une décennie d’études pour comprendre et intégrer les valeurs techniques et physiques de l’architecture, aucun apprentissage, sinon celui de la vie, n’est requis pour aider les humains, nos pairs, nos confrères.

Dans un autre registre, l’humoriste et comédienne (@audreyvernon) Audrey Vernon ne cache pas son combat contre les inégalités économiques. Sur la base de la liste de Forbes, elle scrute à la loupe les agissements des « seuls » 1826 milliardaires existant dans le monde. Dans son spectacle « Comment épouser un milliardaire », la comédienne française tire, avec un certain trait d’humour, sur les abuseurs de la société actuelle et surtout des pauvres. Comment ont été produites les inégalités ? Comment les contrer ? D’où est née la liste de Forbes – qui poste un classement qui se veut objectif des personnes les plus riches sur Terre ? Paradoxes ? Scandales ? Révoltes ? Que se passe-t-il réellement sur notre planète et où est passée la dite solidarité entre êtres humains ?

Comment penser différemment ?

Penser différemment, ça se cultive et ça s’entretient. C’est s’éloigner des sentiers battus, casser les codes. Bien utilisé, de manière « adulte », internet s’avère être un outil formidable pour penser différemment et pour cultiver sa pensée.

C’est un message similaire que souhaite transmettre (@ClaudeBegle) Claude Béglé à propos de la différence et de l’innovation. Il faut être capable d’oser et de se laisser surprendre pour entreprendre un voyage humaniste. C’est de la confrontation permanente entre les cultures et les activités professionnelles que naît la créativité. Les pays en développement présentent de très beaux exemples d’innovation, d’incubation et de centralisation de projets, par des technologies plus « clean » (#cleantech) ou des économies circulaires (#circulareconomy). Ce n’est que par l’audace, le respect mutuel et la tolérance que des projets humanistes peuvent être menés à bien.

Le maître mot, c’est certainement l’audace : il faut oser ! Oser, tout d’abord, penser différemment. Puis, oser s’éloigner du connu. Et finalement, oser se lancer, se jeter à l’eau.

Reconstruire après un tremblement de terre

L’architecte Corine Mermillod participait à la conférence du 16 avril dernier à l’auditorium Arditi. Elle évoquait l’architecture spécifique d’urgence pour reconstruire après un séisme. Neuf jours plus tard, le 25 avril, le Népal se réveillait détruit par un très fort tremblement de terre. 7.9 sur l’échelle de Richter.

À Genève, Plainpalais, la professionnelle mettait le doigt sur un aspect méconnu de la reconstruction rapide en évoquant la nécessité absolue de s’adapter aux conditions culturelles locales, quelquefois en dépit des critères internationaux pré-établis. Concrètement, des agences internationales organisent les collectes de dons pour reconstruction suivant des cahiers des charges précis, eux-mêmes concoctés pour rassurer les donateurs du bon usage de leur argent. Soit. 

Les critères occidentaux du type “reconstruire des pavillons individuels” aptes à séduire les donateurs ne correspondent que rarement aux besoins des locaux.Un défi complexe parmi de nombreux autres (reconstruire dans l’urgence avec des budgets limités,…) que Corine a su relever en mobilisant le meilleur de chacun et en reconstruisant des milliers de maisons en seulement 6 mois.

 

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Digiskills – Ynternet.org Workshop 13.07.2015, nos résultats

Digiskills est une plateforme en ligne qui permet de partager des bonnes pratiques visant à améliorer l’enseignement. Cette plateforme en libre accès donne la possibilité aux enseignants de prendre connaissance des expériences d’autres enseignants plus ou moins éloignés géographiquement et culturellement. Ainsi, un espace d’innovation et de partage est créé afin d’améliorer l’éducation de manière participative et interactive. Les bases de l’ICT (Information Communication Technology) skills sont mises en avant mais également l’aspect « apprendre à apprendre » désormais au cœur de l’enseignement.

Cliquez ici les résultats (en Anglais) de notre workshop de 13.07.2015

Dans un environnement scolaire relativement figé avec des programmes peu flexibles, la plateforme Digiskills permet de découvrir d’autres manière de présenter les matières avec du matériel créatif directement disponible avec les différents scénarios. L’intégration de certains outils digitaux est également mise en avant dans cette plateforme. Cela permet d’intégrer ces outils qui prennent désormais une importance non négligeable dans nos quotidiens professionnels et privés.

Contactez nous pour participer à notre prochain workshop, en Septembre 2015 

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Stage multimedia été 2015

Ynternet.org et l’association Smala vous invite à:

ÉTÉ 2015 – Stage communication & multimedia ESS 2.0
Durée : 4 semaines, plusieurs dates à choix entre juin et septembre.
 
Vous aimez communiquer des idées ? Vous êtes sensible à l’Economie Sociale et Solidaire, à l’écologie, à la citoyenneté, à l’entraide intergénérationnelle, à l’innovation sociale ? Vous aimez la créativité ET la gestion de projets ? Vous aimez relever des défis socio-professionnels ? Vous aimez la culture web et les médias participatifs ?
 
Cette offre est peut-être pour vous !
 
Comment s’inscrire ?
  1. Visiter les sites décrits dans la liste des projets ci-dessous, visionner quelques vidéos ;
  2. Sélectionner au moins 22 dates sur ce doodle ;
  3. Envoyer votre CV à stages@aptes.ch avec une lettre de motivation de 10-20 lignes décrivant quelles sont vos expériences passées en multimedia et/ou communication.
Ce que vous apprendrez :
  • les compétences transversales favorisant l’employabilité (formulaire d’évaluation ici) ;
  • rédiger, photographier, filmer, diffuser des infos dans les médias sociaux, faire des recherches ciblées sur le web… pour des projets d’utilité publique.
 
Le lien entre Ynternet.org, les projets Wikinomics et Digiskills avec le stage multimedia été 2015.
 
Les formations proposés font partie des activités des projets Wikinomics et Digiskills
 
Le projet européen Wikinomics, à travers le travail des ses partenaires, a comme objectif principal de mettre en forme un modèle d’acquisition des compétences transversales clés, conforme au cadre ECVET (système européen de crédit d’apprentissages pour l’enseignement et la formation professionnelle). Le projet propose des outils et des méthodes concrètes pour répondre aux particularités des différents secteurs VET, qui intègre la culture libre et les méthodologies basées sur la collaboration.
 
Le projet Digiskills vise à accélérer le partage et l’adoption des ressources d’apprentissage existantes, grâce à l’utilisation efficace des ressources d’apprentissage en ligne. DigiSkills est une plateforme où les enseignants, les étudiants, les parents et les autres membres de la communauté découvrent des ressources eLearning sur leurs sujets d’intérêt, avec les outils d’ e-évaluation.
 

une Plateforme pour plus d’Autonomie et de Collaboration (CoWaBoo)

Nous proposons de créer une plateforme qui facilite la gestion des signets (bookmarks), au sein de groupes de recherche et d’organisations académiques ; nous la désignerons, dans ce document, par Collective Watch Bookmarking : une Plateforme pour plus d’Autonomie et de Collaboration (CoWaBoo). Les cibles visées sont, prioritairement, celles qui gèrent des informations numériques en ligne, principalement, dans un contexte de recherche et d’enseignement académique : groupes et individus qui ont besoin de rester informés et/ou de produire un état de l’art sur un sujet précis (domaine d’expertise). Il s’agira d’introduire un système commun de gestion des signets personnels. CoWaBoo permettra aux utilisateurs de mettre leurs signets en commun, tout en leur proposant de choisir s’ils les partagent ou les maintiennent privés. Le but de CoWaBoo est double :

• Rendre possible la curation de contenu, au niveau personnel, en attente de publication ;

• Promouvoir la publication collaborative de liens

La plateforme sera adaptée aux besoins de la communauté universitaire. Le développement de la plateforme répondra aux méthodes et licences du Logiciel Libre. Le code fonctionnel et les données pourront être stockés sur un serveur HES-SO ou présentés comme un SaaS (Software as a Service).

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La culture du libre et la gouvernance participative

Athanasios Priftis

Directeur exécutif de la Fondation Ynternet.org et collaborateur scientifique HEG

Tous nos rêves, techno-sociaux, semblent s’être enfin réalisés : communication globale et instantanée, immersion virtuelle, abondantes opportunités d’entreprenariat, contrôle de l’évolution humaine grâce aux biotechnologies… Mais les rêves sont éphémères et, souvent, flirt avec le grotesque.

Dans le domaine de la gouvernance participative, la culture du libre se positionne, à la fois, comme une solution et une interrogation. La structure participative, les résultats réutilisables et les valeurs communautaires du libre permettent l’adoption de ses pratiques avec facilité, mais continuent de susciter des doutes : impossibilité d’obtenir des réponses fermes et définitives. Ma thèse principale est que « la gouvernance participative repose sur des questions, qu’il convient de soulever avant de tenter des réponses » : à cet égard, la culture du libre demeure indispensable.

Plusieurs types de questions se posent concernant le libre et, notamment, sur l’utilisation des technologies de l’information conciliant efficacité économique et éthique numérique en s’appuyant sur les bonnes pratiques propres à la citoyenneté numérique :

  • Connaissez-vous les licences libres ?

  • Utilisez-vous les méthodes/outils de la culture-libre comme les wikis ?

  • Avez-vous déjà modifié un article Wikipedia ou à un autre wiki ?

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