Rapport d'activité 2003, télécharger ici (format PDF, 150 ko)
Rapport d'activité de fin 2004, télécharger ici
C'est l'histoire d'une équipe qui s'engage pour un monde meilleur, tout en tentant de rester modeste, concentrée et ouverte. Voici quelques-uns des moments-clés de son histoire:
1998: un démarrage inattendu
La DDC (Direction suisse du Développement et de la Coopération) souhaite la création d'une structure pour favoriser la coopération via le Net en particulier pour les jeunes générations.
Mandaté pour une étude de ce projet, Théo Bondolfi propose à la DDC de monter un réseau de coopération via le Net qui soit solidaire, local et global, sur des bases non lucratives et avec une création de contenu par le Sud. La DDC accepte, à condition que le projet soit, à terme, indépendant financièrement.
Le défi est gigantesque. Les fondateurs en Suisse, Théo Bondolfi et Marie Berchten réunissent les premiers mentors (gestionnaires séniors expériementés) autour d'eux: Daniel Held et Marie Jancik, ainsi que Mariette Glauser.
Il est décidé que ce réseau sera composé de micros entreprises sur le modèle du micro crédit proposé par Grameen.
Chaque région sera autonome et les outils (technologiques et méthodologiques) seront développés de manière mutualisée, pour autant que principes et valeurs communs soient partagés.
Plutôt que de devenir une ONG dépendant de subventions, nous choisissons un modèle mélangeant esprit d'entreprise et vocation sociale.
Les animateurs du projet seront salariés au début pour concevoir et tester un modèle de gestion de prestations Internet Solidaires, puis la structure sera autosuffisante, avec uniquement des intervenants indépendants.
1999: confronter ses rêves avec la réalité du terrain
L'équipe d'Ynternet.org installe 3 programmes:
C'est le début d'une longue confrontation entre le rêve d'un monde meilleur et les réalités du marché: il faut se battre pour tout!:
2000: premiers résultats
2001: le modèle de Communication Libre
Après un moment fort de formation de 400 jeunes au Forum Mondial de la Jeunesse, il s'agit d'adopter une approche plus entrepreneuriale, tout en restant socialement engagé et statutairement non lucratif.
Le modèle cooperation.net commence à se préciser. Les mentors continuent leur accompagnement sous forme de séances de coordination stratégique plusieurs fois par mois à titre bénévole. Ils insistent beaucoup sur le fait qu'ils n’accompagnent pas l'équipe exécutive uniquement pour envoyer des ordinateurs en Afrique et voir quelques jolis sites être créés: ils souhaitent s'assurer du transfert de compétences et de l'émergence d'un modèle de coopération via le Net.
Nous comprenons la nécessité d'avoir une approche globale très précise, comme l’offre le modèle de Grameen, qui associe harmonieusement la dynamique d'entreprise à la finalité sociale.
Toutes ces expériences impliquent l’harmonisation de paramètres complexes (technologies, cultures, bureaucratie et esprit d'entreprise). Les associés ont déjà 3 ans d'expérience, ils nous permettent de poser les bases d'un véritable modèle pour l'Internet Solidaire. Nous commençons à développer de fortes capacités dans les 3 domaines: animation de centres Internet, formations (utilisateurs et animateurs) et Communautés Virtuelles.
2002: l'évaluation
2 audits surprise la même année, pff! C'est encore du temps à consacrer pour la bureaucratie, mais nous nous y plions de bonne grâce, car ce projet est financé partiellement par de l'argent public. Tant mieux donc s'il y a contrôle.
Bonnes nouvelles: la Francophonie nous classe parmi les 10 meilleurs projets sur 100 et les experts nommés par la DDC utilisent le mot "génial" dans leur rapport pour parler de nos CoVi (Communautés Virtuelles), tout en soulignant qu'il s'agit d'un pari difficile.
Autour de nous, c'est un peu le vide dans les réseaux francophones nord/sud créés. Anais, le réseau "grand frère" ne vit plus, la plupart des projets sont comme des météores sans suite... Difficile d'être durable dans ces conditions. Pourtant, on tient le coup!
La DDC nous confirme son soutien au dernier projet avant l'autonomie. Il s'agit d'installer 3 nouvelles sections en Afrique.
En Suisse et au Sénégal, les équipes sont alors déjà 100% autonomes dans la gestion de leurs centres. Les compétences acquises leur permettent de réaliser des prestations dans un cadre non lucratif tout en gagnant honnêtement leur vie. Une Agence de l'ONU traitant de commerce équitable commande une étude sur les Communautés Virtuelles. Cela nous conforte dans l'idée que le projet ne consiste pas en un simple parachutage d'ordinateurs, mais qu’il représente bien un modèle de gestion pouvant être appliqué pour les jeunes, les PME, les familles, les syndicats, les artistes... Bref, tous les citoyens!
2003: la consolidation
Ca y est, il n'y a plus de salariés chez Ynternet.org: tout le monde est indépendant et gagne sa vie grâce au modèle de coopération via le Net développé. Plusieurs micro entreprises ont ainsi pu se créer. Elles fournissent des prestations de formation et de réalisation de sites web utiles pour contribuer à un monde meilleur.
Nous continuons à formaliser un modèle de gestion de projets Internet pouvant servir localement et globalement aux communautés, qu'elles s’occupent d'environnement, d'action sociale, de gestion des quartiers, de politique citoyenne ou encore d'agriculture.
Formaliser ce modèle de Communication Libre, c'est publier un CD-Rom (c'est fait), un livre et surtout, c'est sortir de 6 ans de travail de fourmi pour présenter enfin aux médias et à ceux qui nous ont fait confiance le résultat de ces jours et nuits de travail.
Maintenant, tout commence à être simple et durable chez Ynternet.org.
Simplifier, prouver que notre modèle marche à grande échelle, c'est notre défi actuel.
2004: pérennité au rendez-vous, vision à 2008
Le modèle de gestion est maintenant formalisé: il s'agit des 3 programmes de coopération via le Net, complétés par la formule E = RC, qui permet d'évaluer le fonctionnement des écosystèmes, et notamment des écosystèmes d'E-communication. Nous avons un bon équilibre entre constance sur la mission et adaptation dans les formes. Nous diversifions notre clientèle, fidèles à l'aspect "intérêt public" de notre fonctionnement. Nous préparons un nouveau cycle d'activités (vision 2005-2008) par la création d'une fondation pour la communication Libre.
2005: le démarrage d'un nouveau cycle d'activités
L'assemblée générale est renforcée, avec 18 membres dont plusieurs personnalités, ainsi qu'un comité de soutien et un conseil scientifique.
Nous adoptons un nouveau plan d'action pour la période 2005-2008, sur la base de la vision proposée en 2004. Le descriptif le plus actuel est dans cet article.
