Cet article est réalisé à l'intention de toute personne ayant un projet de communication pour une communauté d'intérêt:

  • réseaux associatifs (par thème, par région...)
  • administration publique
  • PME ou souvent réseau (association) de PME

    Cet article explique en résumé quelles sont les solutions pour réduire la fracture numérique au sein de votre groupement.

    Comment réduire la fracture numérique, vite, simplement et durablement ?
    Après une dizaine d'années d'investissement profond et volontaire dans ce milieu, je me sens apte à proposer une solution simple et claire. Je ne suis pas diplômé mais une agence de l'ONU m'a demandé de réaliser des mandats pour eux et surtout je crois que j'ai l'expérience pratique d'avoir réussi à diriger depuis 7 ans une entreprise Internet à but non lucratif en générant des revenus ce qui est une gageure aujourd'hui.
    Cette solution pour réduire la fracture part des principes suivants:
  • La particularité de la "Société de l'Information" est son aspect immatérielle, multipliable à souhait.
  • L'essentiel dans la communication, c'est la dynamique participative. Voilà pourquoi tout passe d'abord par Internet et non par le téléphone, la radio, la télévision.
  • On ne peut pas prétendre à une expertise dans la Société de l'Information si on n'a pas réalisé son site personnel, si on ne sait pas comment animer un média participatif pour la bonne et simple raison que la légitimité s'acquiert par la pratique dans l'ère numérique.

    Sur ces bases, voici, selon mes expériences, les 3 points-clés:

    1. Eviter les 3 pièges de la facilité sur Internet.
    Ces 3 pièges sont:
  • les cadeaux empoisonnés(d'ordinateurs, de logiciel pseudo-gratuits mais pas libres, de cours mal réalisés pour mieux vendre des produits chers, de sites web avec de la pub qui vous rendent captifs...), car mieux vaut apprendre à pêcher que de recevoir du poisson.
  • l'attraction de la junk-communication (c'est gratuit, c'est joli, c'est fun) qui vous limite à une position de consommateur sans possibilité d'influencer votre propre destin d'internaute.
  • les idées touts faites. Sur Internet, vous changez votre manière de penser. Le mieux est de toujours faire une recherche pour voir qui a pu aborder le même sujet que vous afin de bénéficier des influences précédentes et de construire ensemble, plutôt que de toujours réinventer la roue.

    2. Quatre services de qualité.
    Il faut offrir au grand public des services de base simples et performants leur permettant de se concentrer sur le contenu, c'est-à-dire sur des informations qu'ils lisent et éditent pour évoluer au détriment des machines jolies et puissantes )
  • technologies de communautés virtuelles avec guichet unique
  • méthodologies d'animation éthique (pas de pub, entraide technique)
  • profils de chacun (les membres de votre communauté doivent se présenter, individus et organisations et ainsi chaque profil est disponible, on se parle mieux)
  • savoirs partagés réalisés dans un esprit participatif (la secrétaire d'un centre artisanal doit pouvoir mettre à jour le site de son organisation sans internmédiaire webmaster, ainsi chacun aura connaissance des événements en fonction de ses centres d'intérêts).

    3. Un développement par la proximité.
    Le grand public a besoin de services Internet de qualité animé sans vocation lucrative. De tels services permettent aux divers réseaux de mieux échanger entre eux, de faire tomber les barrières sociales naturelles entre monde étudiant, artisans, femmes aux foyers, petits entrepreneurs. Car aujourd'hui, nombreux sont ceux qui limitent l'usage d'Internet aux e-mails. Et d'autres part, nombreux sont les chefs de projets des administrations et des grands réseaux (de PME, d'associations) qui développent tous "leur" réseau spécifique, c'est-à-dire un service Internet fermé sur lui-même. Et bien sûr, ces responsables de budget sont conseillés par les experts en "solutions technologiques" ("Intranet / Extranet / Internet / charlatanet") dont l'intérêt est de faire un max d'argent au détriment du sens et/ou alors de tester des solutions sur le dos des utilisateurs.

    Pour éviter celà, la solution c'est:
  • de mutualiser les solutions technologiques (ce qui provoque une forte baisse des coûts de développement et maintenance),
  • d'augmenter la formation (ce qui rend les utilisateurs autonomes, plus besoin d'intermédiaires webmasters)
  • de créer une forme de Tourning Club (aide aux automobilistes) sur les autoroutes de l'Information

    Tout ceci n'est possible qu'avec de la proximité et c'est ce à quoi je travaille dans les milieux institutionnels, associatifs, populaires et dans les communautés de sens avec l'équipe d'Ynternet.org




    Un petit mot personnel
    Au sujet des petites piques à mes collègues du métier de "startège en solution de communication électronique".
    Jamais, je ne me serais permis d'écrire ceci si, d'une part, nous n'avions pas, avec l'équipe d'Ynternet.org, enregsitré de francs succès dans notre mission de réduction de la fracture. De plus, je précise que j'ai pu personnellement constater à quel point il existe un establishment qui plus ou moins. volontairement refuse de se remettre en question et poursuit ses objectifs personnels sans notion de bien commun.

    Je reste persuadé que nous avons tous un petit côté idéaliste, que nous aspirons tous à un monde meilleur et que ce n'est pas le moment de baisser les bras, au contraire. La création de communautés virtuelles basées sur les principes de la Communication libre est l'occasion de conjuguer nos idéaux dans un cadre réaliste, simple, facile techniquement. Car l'Internet mondial, cette grande bibiothèque mondiale, cela n'est utile que si localement nous pouvons trouver nos repères en ayant des guides, des conseillers, des cours nous permettant de se sentir à l'aise avec des ordinateurs mis en réseau.

    Je souhaiterais remercier par la présente la Communauté du Libre et particulièrement Raphaël Rousseau qui fut mon professeur de proximité ainsi qu'Eric Raymond dont les articles sont aussi magiques que son chauderon.