Bonjour

Faire des affaires et gagner honnêtement sa vie en développant une vision d'entreprise à 10 ou 20 ans, quelle gageure en ce début de 21e siècle, vous ne trouvez pas ?

Cet article a d'abord été écrit pour les cadres des entreprises du secteur de la communication, pour la conférence sur le thème défis de la Communication imprimée que dans laquelle je suis intervenu sur mandat de l'ERACOM en avril 2004.

Ensuite, je l'ai enrichi en novembre 2004, dans le cadre d'une conférence sur l'Economie Solidaire organisée à genpve par l'association APRES, où j'ai décrit les modèles économiques du Libre.

Mon but est de laisser une trace concernant les tendances à venir pour les entreprises de Communication.
Cela concerne aussi les imprimeries et tout ce qui touche à la communication sur supports matériels (papiers, plastiques...).

On pourrait aussi titrer cet article communication et développement durable, car d'une certaine manière on peut dire que le Libre est à l'industrie basée sur l'immatériel ce que le développement durable est à l'industrie du monde matériel.

Pour chacune des conférences (avril 2004 pour les imprimeurs, novembre 2004 pour les promoteurs de l'Economie solidaire), j'ai réalisé une Présentation diaporama au format STI (format lu par la suite bureautique Libre Open Office)
Ces 2 présentations disent la même chose avec des mots proches, et visent un public différent.

  • Télécharger ici la présentation au format STI des enjeux communication Libre pour les imprimeurs.

  • Télécharger ici la présentation des enjeux de la communication Libre pour l'Economie solidaire.

    Etat de cet article : en construction




    Le vif du sujet



    A quoi sert l'E-communication Libre pour le secteur de la Communication ? A priori l'aspect matériel du secteur de la Communication (sans le "E" de Electronique, qu'on trouve dans E-communication") n'a pas de différence fondamentale avec ses aspects immatériels. Matériel et immatériel parraissent interdépendants, 2 mamelles d'une même dynamique d'échange d'informations.
    Alors c'est quoi cette histoire de communication Libre ? Y a-t-il une forme de communication plus Libre qu'une autre ?

    Il y a en tout cas des modèles de gestions de la Communication et des échanges en général qui peuvent être basés sur des principes (ou critères) plus ou moins "libres, ouverts, citoyens, équitables " ou "exlusifs, propriétaires, captifs, monopolistiques".

    Choisir globalement son modèle de communication et non uniquement son environnement informatique, voilà une préoccupation qui devient présente dans les politiques économiques publiques et privées.

    En résumé très très raccourci, dans la Communication Libre il s'agit d'orienter la génération de revenus de plus en plus sur des modèles de vente de vos compétences (vente de temps), en remplacement de la vente de produits (nombres d'exemplaires imprimés par exemple).

    Dans cette tendance Libre (comprendre tendre vers le respect optimal des principes du Libre dans sa stragégie d'entreprise de Communication) qui s'impose lentement par sa cohérence socio-économique, certaines bases culturelles sont à prendre en compte :

    1. L'immatériel influence fortement le matériel.
    Mieux vaut l'accepter et s'y impliquer plutôt que de le subir.

    2. Dans l'éducation durable, l'autoformation est permanente.
    Cette autoformation démarre par la lecture des articles dans les CoVi selon vos centres d'intérêts. Elle se développe par les communautés de pratiques, et se valide par la certification réciproque.

    3. Il faut plusieurs années pour se sentir à l'aise dans cette dynamique, car il s'agit de nouvelles croyances à adopter; et elles sont basées sur la notion du monde fini, aux ressources limitées.

    En conclusion, tout est question de tendance, et lentement mais sûrement les modèles issus de la vision "Libre" de la Communication immatérielle s'imposent comme étant les plus performants globalement, et surtout économiquement, pour autant que nous ayons envie de voir à 10 ou 20 ans. Matériel ouvert, logiciels Libres, protocole Internet "public", communautés de développeurs "Libres", libre partage du savoir, médias participatifs, la tendance s'affirme d'année en année, et les dénominateurs économiques et culturels communs à tous ces projets Libres sont de plus en plus identifiables.

    Alors mieux vaut s'intégrer dans cette dynamique culturelle du Libre dès maintenant, avec des guides plus expérimentés au besoin, même si c'est au prix de quelques remises en questions.

    Ainsi, vous les décideurs vous saurez contribuer et bénéficier à ces nouvelles tendances, plutôt que de les subir.




    LIENS UTILES - Quelques pistes d'auto-apprentissage:



    Ci-dessous, vous trouverez des adresses utiles comme pistes pour votre auto-apprentissage des modèles et des cultures du Libre. J'ai fait des copiés-collès d'extraits significatifs des articles liés, donc ne vous étonnez pas si c'est un peu décousu, en lisant attentivement vous retrouvrez le fil conducteur (au besoin prendre un guide expert en dynamique du Libre).

    Communautés de pratiques
    C'est une des clés de base pour fortifier votre dynamique d'entreprise en vous appuyant sur l'essentiel : vos collaborateurs, vos fournisseurs et vos clients (et non les machines, qui ne viennent qu'en complément...)
    Ce qu'en dit Ynternet.org

    Les professionnels, les travailleurs intellectuels et les techniciens sont une ressource précieuse pour les entreprises d'aujourd'hui. Cette ressource doit être "mise à jour" régulièrement.

    Mais cette mise à niveau ne peut être confiée simplement à des formateurs externes puisque, chacun dans leur domaine, les grandes entreprises et institutions sont non seulement productrices de biens et services mais aussi des connaissances qui sont mises en oeuvre dans leurs processus - ces connaissances étant définies en contextes de pratiques, historiques avec des dimensions tacites liées aux outils, aux milieux, aux clientèles... Aussi l'orientation et quelquefois le contenu même de cette formation continue ne peuvent-ils reposer que sur les productrices et praticiens eux-mêmes (avec l'aide, éventuellement, de ressources externes...) pris collectivement en tant que dépositaires des savoirs les plus avancés mis en oeuvre dans leur secteur.


    Pls généralement, voici ce que dit le résultat d'une rechreche google sur les CoP
    et voici IKM, un des nombreux autres acteurs de la promotion de la notion de CoP comme clé pour la bonne gestion du savoir

    Les Communautés Virtuelles, alias CoVi
    Il s'agit ici d'un site dédié à la recherche sur les services à valeurs ajoutées qui sont possibles en développant des Communautés Virtuelles (CoVi), un des formes les plus évoluées de communautés de pratiques.
    Le site a été réalisé sur la base d'une étude commandée par le Centre de Commerce Internationale (Agence conjointe ONU-CNUCED/OMC), et un rapport complet est téléchargeable pour bien comprendre les mécanismes de base des CoVi, qui est une des clés du management participatif nécessaire à l'emergence d'une dynamique d'E-communication Libre interne dans les entreprises.

    La Cathédrale et la bazar
    Ca c'est la clé philosophique ET commerciale des modèles du Libre, écrit par Erci Raymond, co-penseur de libre, en parallèle avec Richard Stallman.
    Nombreux sont ceux (en particulier ceux dont les opinions politiques les font se méfier des marchés libres) qui s'attendraient à ce que la culture d'égoïstes sans autre maître qu'eux mêmes soit fragmentée, territoriale, source de gâchis, pleine de petits secrets, et hostile. Mais cette idée est clairement mise en défaut par (pour ne donner qu'un seul exemple) l'époustouflante variété, qualité et profondeur de la documentation relative à Linux. Il est pourtant légendaire que les programmeurs détestent écrire des documentations; comment se fait-il, alors, que les bidouilleurs de Linux en produisent tant ? Il est évident que le marché libre d'egoboo de Linux fonctionne mieux que tout autre pour générer des comportements vertueux, serviables, mieux que les services documentaires largement subventionnés des producteurs de logiciels commerciaux...
    L'article complet ici sur www.linux-france.org

    Le partage de demain
    http://www.framasoft.net/article2185.html
    Cet article parle des licences, ais pas seulement des licences pour les logiciels. On le comprend, les licences Creative Commons ne sont pas là pour faire de la concurrence aux autres licences libres. Elles permettent simplement d’élargir l’éventail des possibilités. Cette pluralité existait déjà dans le monde des logiciels, puisqu’en dehors de la GNU GPL, on trouve des licences Open source moins contraignantes, qui autorisent par exemple l’incorporation d’un code propriétaire dans un projet dit Libre. Les Creative Commons ne font qu’offrir un (plusieurs) choix de plus, dégager du lien historique qui lie les licences libres a l’univers de la programmation informatique, en permettant à l’auteur de préciser ce qu’il veut partager et quels droits il souhaite garder.
    C’est apparemment la première tentative sérieuse d’adapter les droits des auteurs et la protection de leurs oeuvres aux possibilités de ce nouveau médium qu’est internet : le téléchargement, la diffusion de copies, la publication d’oeuvres modifiées, la collaboration dynamique, etc. Entre les larges libertés permises par des licences telles que la PDL ou la licence Art Libre et la rétention intégrale du copyright, inadaptée à la diffusion sur le web, les Creative Commons empruntent une voie intermédiaire, toute en nuances, assurant à l’auteur que son travail ne sera pas repris d’une façon qui ne lui convienne pas, tout en lui permettant de partager et de collaborer avec d’autres.


    PME et Développement Durable
    Un doc PDF de l'état de Genève
    Le développement durable concerne toute la société, tous les pays, toute la planète. Les entreprises du secteur privé, notamment les PME, ont un rôle important à jouer en la matière, quel que soit leur domaine d’activité – de l’industrie aux services en passant par le commerce et l’artisanat.Les préoccupations liées à la pollution, à la dégradation des ressources énergétiques, à la réduction de la biodiversité et à la nécessité d’introduire une éthique dans l’économie conduisent à considérer désormais la performance de l’entreprise non plus seulement sous l’angle économique et financier, mais également en fonction du respect des intérêts de la communauté et de l’environnement dans lesquels elle opère.

    Design et développement durable
    C'est un livre, intitulé Il y aura l’âge des choses légères, qui traite de design et de développement durable, sous la direction de Thierry Kazazian. Victoires éditions. 2003.

    Cet ouvrage est une réflexion sur tous ces objets qui envahissent notre vie quotidienne et pèsent sur notre environnement, mais qui pourraient devenir légers et durables s’ils devenaient de véritables services. L’eau, l’alimentation, l’énergie, l’habitat, le sport, la mobilité et le multimédia sont les domaines qui ont servi de points de départ à des scénarios de transformation de la société de consommation en une société d’utilisation capable de satisfaire nos besoins et nos désirs, de façon durable.
    Manifeste conjuguant design et prospective, l’ouvrage est une force de proposition pour des stratégies d’entreprise visant à offrir une meilleure qualité de vie pour chacun, tout en jetant les bases d’une économie légère.


    IMPRIMERIE ET HUILES VEGETALES
    J'ai trouvé cet intéressant article sur le site de www.biotechs-net.com.
    Cet article montre un aspect purement développement durable (donc matériel) de la Communication, à savoir l’utilisation de produits issus des huiles végétales dans l’industrie. La démarche en question consiste à remplacer les produits actuels, de type solvants, lubrifiants, ou tensio-actifs, issus pour la plupart de matières premières d’origine fossile, par des produits "propres" (on entend par "propre", des produits non toxiques pour l’environnement et les utilisateurs, et notamment biodégradables), obtenus à partir de matière première végétale renouvelable. Ce principe est notamment respecté par la mise en œuvre d’une démarche qualifiée de "chimie verte" : conception et développement de produits chimiques en éliminant l’utilisation et la production de substances dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

    L’intérêt environnemental s’exprime de surcroît dans le caractère renouvelable de la matière première végétale : ressource inépuisable, qui fixe le CO2 atmosphérique et contribue ainsi à diminuer l’effet de serre.

    L’étendue des applications liées aux produits de type solvants, lubrifiants et tensio-actifs, permet de toucher l'ensemble des acteurs industriels : agro-alimentaire, agriculture, bâtiment, aéronautique, électronique, imprimerie, cosmétique, textile, travaux forestiers…





    Voilà, cet article n'attend que vos commentaire pour être complété.
    Vous pouvez visiter aussi la liste des conférences disponibles.

    Bonne visite et à la prochaine !