Non, rassurez-vous, cet article ne traite ni d'une secte, ni d'un nouveau jeu de l'avion. Il s'agit d'une recherche socio-économique à l'état d'ébauche, pour décrire des mécanismes de fonctionnement, des modes d'organisations.

Vous trouverez ci-dessous 2 documents à télécharger :

1. La théorie de la Conditionnalité, qui décrit des critères de gestion de ressources en 21 mots-clés et leur opposé (approche libre/propriétaire dans la société de l'information).

2. Un exemple d'application fondamentale de ces 21 critères : les grandes lignes des modèles économiques du libre versus propriétaire.

Ces 2 documents traitent de l'énergie au sens global du terme, comme le propose Paul Virilio dans une interview sur les tchernobyls informatique, je cite :
Il y a trois états de l'énergie : l'énergie potentielle -en puissance- l'énergie cinétique - en acte- et enfin l'énergie cybernétique, en information."

L'OBJECTIF DE CE DOSSIER.
Pour ceux qui, comme moi, choisissent d'humer la noosphère pour en dégager les orientations passionnantes et complexes concernant leur environnement, leur société, leur univers, j'aimerais partager le fruit de quelques-unes des réflexions que nous avons eues avec mes collègues du conseil d'Ynternet.org.

Cet article a pour but de décrire une nouvelle grille de lecture des phénomènes socio-économiques de notre société.

Cette grille de lecture est nommée "théorie de la conditionnalité".

Pour bien l'appréhender, je vous suggère d'ouvrir le tableau de présentation de la théorie (E=RC) dans une fenêtre, et de garder l'autre fenêtre ouverte sur cet article qui est une première base d'explication. Vous pourrez ainsi jongler entre l'information schématique et sa description plus littéraire.

Le développement de cette réflexion est possible en conférences ou en publications sur mesures.

En résumé, cette théorie explique que non seulement tout est loi, tout est amour, tout est profit, tout est désir et tout est relatif, mais tout est aussi conditionnel. Conditionnel au sens "pour que cela soit possible, il faut que telles et telles conditions soient réunies". En d'autres termes, nos actes ont des conséquences. Cette théorie est en même temps un constat simple issu du bon sens et un casse-tête lorsqu'il faut développer des schémas, des statistiques et les mathématiques qui les sous-tendent pour anticiper l'impact de nos actes collectifs les plus puissants, tel un ecobilan particulièrement global incluant les aspects de la matière vivante (biosphère) et de l'environnement des idées, la noosphère. Si nul ne peut prédire l'avenir avec certitude, on peut néanmoins dégager des tendances utiles pour anticiper, pour se projeter dans l'avenir, pour évaluer le passé avec un référentiel commun. C'est dans ce type de grille de lecture que réside une bonne part de la recherche en sciences techniques et sociales.

Tout part du besoin d'harmonie propre à chaque organisme vivant. Pour répondre à ce besoin d'harmonie, il s'agit de rassembler et d'utiliser des ressources d'une certaine manière. Si les conditions sont réunies, alors on aura répondu au besoin. Les questions de liberté s'ajoutent à cette base conditionnelle qui a vocation d'une certaine universalité.

Les conditions sont réparties en 2 groupes :
1 - Les Ressources nécessaires pour tout mouvement d'énergie.
C'est le R dans le tableau de la théorie E = RC.
C'est la partie invariante, le plus difficile à définir précisément, la base sur laquelle capter les tendances.

2 - Les Critères guidant les actions d'identifier, d'assembler et d'utiliser ces Ressources. C'est le C dans le tableau de la théorie E = RC.

La théorie de la conditionnalité a donc deux éléments : les ressources (R) et la manière de les animer (C).

Il existe autant de manière que de situation. La manière varie selon le contexte, la manière d'animer est donc variable. Si les ressources elles aussi varient lors de chaque mouvement, alors tout varie, il n'est pas possible de dégager des tendances. Or il semblerait que lors de tout mouvement de substance, matière autant qu'idées, il y a toujours les mêmes types de ressources qui sont animées. Il y aurait donc une invariante, le R comme ressources. Si le R est invariant et le C variable, on peut définir une tendance pour le E, alias l'Energie.

Je suis en train d'affiner la réflexion et d'en formuler la démonstration en impliquant plusieurs experts, j'ai l'intention de mettre à jour cet article périodiquement.

Août 2009, voilà j'ai mis à jour en reliant cette réflexion aux écobilans.

Une théorie qui a une certaine portée universelle c'est toujours sympa pour la beauté du geste. Il s'agit de générer un indicateur dont la fiabilité peut être suffisamment importante pour que cette formule à portée universelle soit adaptée à de nombreux domaines de la gestion des ressources de nos sociétés, tant dans les secteurs publics que privés. On peut par exemple utiliser E = RC pour définir avec une bonne précision à quel point diverses ressources essentielles sont gérées selon tels ou tels critères, telles :

  • l'eau d'une région
  • les satellites du globe
  • l'alimentation des femmes
  • etc. votre projet/situation/vie

    E=RC peut avoir des applications pratiques et utiles pour tous. Comme tout outil, comme toute science, c'est la qualité de la conscience issue de l'expérience dans son usage qui en fera son sens.

    Une paire opposée comme table de multiplication.
    Pour générer une tendance, une approche efficace consiste à définir un critère mot-clé principal, puis d'en dégager le critère inverse, et enfin de documenter ces deux opposés par une série de sous-critères.

    Il faudra alors évaluer chaque étape d'animation de chaque ressource au niveau de chaque sous-critère. 16 à 48 données de base, multipliée par le nombre de sous-critères prédéfinis, souvent 10 à 20 critères pour que la tendance se précise. Soit 1'600 à 96'000 résultats à compiler. Casse-tête sans aide informatique. Et justement, avec cette aide, une telle formule prend sens.

    Un point important : deux fois 4R
    Si les 4 Ressources sont invariablement les mêmes, elles doivent être prises sous deux angles : l'individu/client et le groupe/serveur. Il y a donc toujours deux appréciations de chaque Ressources. Il s'agit encore de développer ce point dans une démonstration schématisée.

    Première application : tendance anthropocentriste versus géocentriste
    Dans le tableau de la seconde page, j'ai choisi comme doublette de critères de montrer deux tendances dans la manière de gérer les ressources : le géocentrisme et l'anthropocentrisme. Ce critère n'est pas le seul. On peut parler d'approche oligarchique versus démocratique, étatique versus sociétale, matérialiste versus spirituelle...

    Pour reprendre l'exemple de la gestion de l'eau dans une région, avec E = RC il est possible de montrer à quel point l'eau d'une région est gérée de manière à ce qu'il y ait toujours de l'eau potable dans 50 ans. L'eau dans 50 ans, ce sera l'approche géocentriste, car il s'agit avant tout de l'intérêt de la planète, car pour l'intérêt de la seule humanité la meilleure solution pourrait être un approvisionnement provenant d'une autre région. J'ai bien écrit "à quel point", il s'agit donc de dégager des tendances, ce n'est pas "oui ou non elle sera potable", c'est "quelles sont les conditions à réunir pour que l'eau soit durablement potable ? ".

    Pour chaque critère, des communautés comme étendard.
    A noter que les réseaux sociaux appliquant le mieux les critères du géocentrisme sont probablement les réseaux du microcrédit, du logiciel Libre et de la culture Libre, les praticiens du CHI (falung gong, chi Gong, Yoga...), les anthroposophes et les mouvements de l'écovie (écovillage, reclaim de street...).
    Ils ont été la source d'inspiration principale pour le tableau comparatif des deux tendances antagonistes prise pour cet exemple.
  • Remerciements :
    J'aimerai remercier tout particulièrement Raphaël Rousseau, Daniel
    Held, Nicolas Henchoz, Marie-Jane Berchten et Albert Jacquard pour leurs apports à la première ébauche de formulation de cette théorie.