Vous marchez à quoi ? Quel est votre moteur principal ?
Jésus ? Le foot ? Allah ? La fiesta toute la nuit ? L'alcool ? L'éducation de vos enfants ?


Moi, je carbure aux influences multiples et à la différence, aux expériences interculturelles. Plus les barrières tombent, plus la différence et le respect règnent, plus je suis dynamique.

Voici aussi deux documents sur des thèmes proches :
  • manifeste du métissage
  • manifeste des pratiques durables


    Pour augmenter la qualité et la quantité de mes sources d'influences, je confronte au maximum mes rêves avec la réalité. En lisant, en discutant, en écoutant, en observant d'une part. En m'impliquant dans des groupes, et si nécessaire en proposant des alternatives aux pratiques peu conscientes que je constate. Je crois que dans notre où les mouvements de matières et d'idées sont si rapides, dans une société en pleine mutation sociale et culturelle, la clé de l'équilibre c'est "s'adapter ou périr". Et pour m'adapter, les influences multiples c'est mon plat de base.

    Toutes les influences ne sont pas bonnes à intégrer, mais toutes sont bonnes à connaître. Parfois ma curiosité m'emmène sur des chemins où je me perds, dans des lieux où les influences produisent un effet négatif. Je dois alors me ressaisir. Cela me permet de développer mon attention, cela alimente mon esprit critique, nourrit mon imagination, et m'aide à trouver l'équilibre entre qui je suis et qui nous somms, nous, le groupe des humains.

    J'ai identifié 21 critèresqui me permettent de rester critique, de ne pas adorer ou rejeter complètement une culture, une source d'influence. Concrètement, avec ces 21 critères du géocentrisme que j'utilise come grille de lecture, je réussi de mieux en mieux identifier la partie passionnées et socialement engagée qui existe chez mes interlocuteurs. A travers cette grille, j'arrive à identifier des mouvements de société qui font vraiment bouger les choses dans le bon sens, que ce soit au niveau éducatif, artistique, économique, politique, .

    Les super-héros du quotidien
    Progressivement, au travers de ces influences multiples, je réussi à rencontrer des personnes qui partagent le même centre d'intéret que moi : la gestion du changement. Certains les appellent les pionniers du changements, d'autres les Créatifs culturels, d'autre encore les entrepreneurs sociaux. Leur point commun est de s'engager pour le bien commun, d'aller au bout de leur projets et de briller par leur dynamisme, au quotidien.

    Parfois, c'est un choc émotionnel (perte ou gain d'une faculté, d'un proche, ...) qui les a rempli de lumière. Parfois, c'est la réussite professionnelle qui les a amené à briller. Toujours, ce sont des personnes attirés par les influences multiples.



    Notre seul lien commun : Coca & les refusnik ?
    Et malgré ces agents du changement qui facilitent la compréhensions des cultures diverses dans ce monde global, je constate que les différentes cultures manquent de connexions entre eux, que la méfiance règne, que les gouvernances s'exercent avec la Peur, (Fear), l'Incertitude et la Doute (FUD).

    La question clé est celle des références communes. Quel est le lien entre nos pratiques si diverses, par exemple dans les domaines almentaire, spirituel, et éducatif ? Dans un monde globalisé, quelles sont nos références communes ? Serait-ce seulement les produits de consommations de masses come le Coca ou MTV qui nous relient ? Et en terme de valeur, est-ce que seules les combats réactionnaires nous unissent ? Il semble que seules des situations d'urgences réunissent ou confrontent les pratiques culturelles différentes de ces différents mouvements. Donc en réalité les personnes "engagées" ne se rencontrent que pour se détruire ou s'unir provisoirement, suite à une situation d'urgence, liée à une ressource en quantité limitée (de l'eau, de l'argent, du pétrole...). Les luttes "contre" en général, est-ce cela notre point commun principal en terme de valeur ? Parfois c'est diablement vrai, ce qui me laisse bien triste.

    Le Petit Prince dans toutes les écoles du monde
    Pour évacuer ma tristesse sous une forme constructive, je m'implique dans la société partout où j'en ai la possibilité. En écrivant ce texte par exemple, en facilitant les liens entre les personnes, et en transmettant mon savoir-faire sous forme de conférences et de cours. Se faire influencer par un grand nombre d'idées, de visions et de pratiques différentes, et les transmettre à d'autres pour développer un patrimoine culturel commun, voilà ce qui me fait carburer.

    Par exemple, nous sommes d'accord que le livre "Le Petit Prince" est un bon livre éducatif pour les enfants ? Ne trouvez-vous pas que c'est un point commun de l'humanité, et tout les enfants du monde devraient le lire à l'école, dans le cadre d'un programme d'apprentissage multiculturel ? Ne rêvez-vous pas vous aussi que les enfants apprennent des textes illustrat nos diverses cultures.

    Et comme l'a si bien dit Malraux, le 21e sièce sera spirituel ou ne sera pas.

    La grande convergence.
    Avec la globalisant des échanges, nous perdons la diversité culturelle au profit d'une uniformisation du monde. C'est le côté obscur de la convergence. Pourtant l'approche "multi-influence" gagne du terrain. C'est le côté clair de la convergence, de la la globalisation. On parle de plus en plus de métissage, d'approche multidimensionnelle, de dialogues intergénérationnels, de méthodes combinées. Les ONG tendent vers l'adoption des méthodes d'entreprises, les entreprises tendent vers l'intégration et l'éthique dans leur gestion. A mon avis por bien vivre la blobalisation, il faut mettre de la conscience dans l'usage de nos sciences et dans nos médias. Voilà pourquoi je parle de multi-influence et cela me rend aussi heureux que d'autres lorsqu'ils chantent des cantiques ou récitent le Coran.

    Les clés du succès : l'entreprise responsable
    Les multiples influences nous permettent d'associer diverses méhodes de gestion de ressources, diverses pratiques, dans un tout digeste bien que difficile à apprécier pour les personnes souffrant de monoculture, les personnes persuadées que rien de change, que le métissage est dangereux, que seule la pureté et l'unique existent. C'est dans cette dynamique d'association de concepts que je pense qu'il est possible, voire même essentiel, d'associer dans un même projet indicateurs de performances (esprit d'entreprise, orientation résultat) et sens du bien commun (éthique sociale et environnementale, prise en compte de l'impact indirect de nos actes...). Cette approche mixte paraît indigeste tant aux néolibéraux qui pensent que les indicateurs de performances sont essentiels mais que l'utilité sociale est incompatible avec le "business", et que les milieux associatifs, la plupart parle encore de charité, d'aide humanitaire, sans entrer dans une dynamique véritablement entrepreneuriale où les indicateurs de performances sont au coeur de chaque projet.

    Il y a des exceptions, c'est ceux qui m'inspirent, tels Mohammad Yunus, l'équipe de SEWA, mais aussi Marta Supplicy ou Antanas Mockus.

    A titre plus personnel, c'est au nom de ces influences multiples que je pratique tant l'hédonisme et le lâcher prise que l'engagement social au quotidien, ne me limitant ni dans l'un ni dans l'autre pour autant que cela respecte la liberté d'autrui.

    Le métissage est un choix personnel
    C'est ce subtil dosage entre concentration sur des objectifs bien définis et ouverture à des influences diverses qui m'ont amené à faire toutes ces expériences de vie. C'est ces multi-influences qui m'ont amené notamment à formuler le "modèle de connexion des communautés", et les "21 critères de gestion des ressources pour le 21e siècle". Je suis un métis de coeur et de corps, et c'est un travail spirituel que de tendre vers cet équilibre des influences, source de plénitude. Je me suis concentré sur les méthodes de gestion de projets parce que c'est dans la méthode qu'on doit absolument s'appuyer sur diverses influences pour ne pas tomber dans le dogamtisme, source d'échec des plus beaux mouvements.

    Je vous épargnerais le chapitre sur les grands mouvements "progressistes" qui ont sombré dans le pire des absolutismes, tel le christianisme qui a donné naissance à l'inquisition et à l'Opus Dei, l'Islam.




    Petit mode d'emploi.
    J'ai l'intention de documenter progressivement cette démarche de multi-influence et pour commencer, je rappelerai que les multiples influences commencent par le fait de trouver l'équilibre entre influences locales et globales. Pour trouver cet équilibre, voici quelques idées :

    Localement
  • marcher dans votre quartier en ayant le temps de vous arrêter pour parler aux gens rencontrés au hasard. Faire des sondages spontanés pour connaître les points communs et les différences.
  • chercher la différence, les personnes qui ont un autre rythme, une autre activité, et leur poser des questions sur leurs réalités.
  • fréquenter des groupes qui vous semblent à priori complètement étrangers à vos valeurs: d'autres congégrations religieuses, d'autres mouvements sociaux.
    Michael Moore dit par exemple qu'il faudrait passer au moins une heure par jour à consommer des informations qui ne nous intéressent pas dans lesquelles il y a une interaction avec le public pour comprendre comment fonctionnent nos semblables. Cela vous permettra de mieux constater les points communs (positifs et négatifs) de tous ces mouvements (religieux, médiatiques, sociaux...).

    Globalement

  • connaître bien vos principes de fonctionnement et les afficher comme un préalable.
  • voyager dans votre propre région, c'est presque toujours un choc culturel aussi fort que d'aller à l'autre bout du monde.
  • lire des magazines, des livres, surtout ceux qui sont constitutifs d'un patrimnoie culturel commun. Je reviendrais sur ce point parce qu'il existe de très beaux projets de listes des livres et films considérés comme "patrimoine culturel mondial" par des passionnés de la multi-influence.


    Ainsi, vous avez de fortes chances de prendre encore plus la vie du bon côté en toutes circonstances même lorsque vous êtes loin de vos repères de base, de votre communauté d'appartenance, car vous aurez vu les forces et les faiblesses communes à de nombreuses cultures, de nombreux mouvements.

    Avoir tendance à positiver toute expérience et à chercher les liens entre les projets plutôt qu'à vivre simplement sans tout analyser, est-ce une tare ?

    A mon sens c'est plutôt une force si cela reste modéré et concentré.

    Merci pour votre intérêt à ce texte, je tâcherai de le mettre à jour progressivement.