Bonjour
Cet article propose une liste vivante d'éco-lieux, d'écovillages d'autres lieux de vie en harmonie avec la nature au Brésil. En utilisant le mot éco à toutes les sauces dans cet art article, je fais référence à l’écologie profonde, à un développement réellement durable (et non pas juste pour faire joli dans un discours), proche de la décroissance soutenable.
Pour ceux qui ne connaissent pas les écolieux, il faut préciser que ce ne sont pas des lieux où il est possible de débarquer dans un esprit touristique. Il est judicieux d'écrire un courriel, de prévoir du temps, d'écouter, de se préparer à couvrir des frais de logement et nourriture (les écolieux ne sont pas des lieux hippys, à ce sujet lire l'article de Celan Lavalé sur la philosophie des écolieux -> http://www.leradar.org/f.a.q.htm]). Entre un écolieu et un autre lieu de vie, c'est la qualité de vie que l'on peut y trouver, tant au niveau de l'esprit (critique, éveillé, sensible à une vision globale de la vie) que de la matière (alimentation saine, bio-constructions, recyclage 100%...).
J'ai visité la quasi-totalité des lieux mentionnés ci-dessous, et j'ai fait une sélection des plus instructifs et harmonieux. Il y en a d'autres bien sûr, mais j'ai eu parfois des difficultés à les trouver, donc je vous partage ici quelques pistes pour vos recherches si ce sujet vous intéresse.
Dans ces lieux je suis arrivé sur la pointe des pieds, et j'y ai rencontré des gens accueillants, proposant une nourriture très saine, animé par une profonde volonté de célébrer la terre et d'inspirer les consommateurs matérialistes à des pratiques plus durables, tant sur le plan matériel que spirituel.
Ces lieux ne sont pas parfaits, certaines habitudes sont un peu déroutante (les krishnas par exemple, élèvent des vaches alors qu'ils sont habillés en robe hindoue, c'est assez amusant de les voir mélanger ainsi élevage et pratique religieuse). Ce qui est sûr pour moi, c'est que dans ces écolieux, j'ai trouvé des sources d’inspirations fabuleuses pour ma propre vie, mes propres choix d'alimentation, de construction, de relations sociales, de vie en société, d'économie et de solidarité: aussi je ne peux que recommander à toutes les personnes sensibles à l’écovie d'en visiter quelques-uns, en douceur, en planifiant votre voyage et en les contactant à l'avance.
Si vous appréciez ces infos et que vous connaissez d'autres lieux au Brésil, vous pouvez me contacter ainsi je pourrais mettre ces infos à jour.
Universités et centres de formation
Un des principaux centre de formation à l'Ecovie des Amériques est l'ecocentre IPEC de la ville antique et très éco-consciente de Pirénopolis. Personne n'y vit, sauf les gardiens et cuisiniers, et pourtant chaque jour c'est entre 20 et 100 personnes qui s'y côtoient : volontaires étudiants, enseignants, expérimentateurs, facilitant ainsi la construction de nombreux éco-quartiers et éco-lotissements (ecovilas en portugais) dans diverses régions du Brésil.
IPEC a des petites soeurs, notamment en Amazonie l'IPA et à Salvador
Toujours proche la frontière entre les deux états (RJ / SP), l'université du Mouvement Sans Terre (MST) de Guararema, un haut lieu de développement des projets éco-sociaux et du droit à la terre, à découvrir sous forme de stage ou de mission volontaire.
Eco-tourisme à Rio de Janeiro
Au coeur de Rio de Janeiro, le Parque Nacional de Tijuca. Sa particularité : les montagnes ayant été pelée au 19e siècle par les premiers habitants de Rio, le roi Don Pedro ordonna une des premières campagnes de reboisement de l'histoire mondiale moderne, dès la seconde moitié du 19e siècle. Aujourd'hui, la forêt est entièrement reconstituée dans les montagnes autour desquelles la vie s'étend, faisant du coeur de cette région la plus grande réserve naturelle citadine du monde. Imaginez une jungle où l'on peut se perdre... encerclée par 10 millions d'habitants serrés en rang d'oignons dans des immeubles à plusieurs étages. Edifiant. Il est notamment possible (paser par exemple par Cama & Café un projet d'écotourisme, qui s'inscrit dans les réseaux d'économie sociale et solidaire et qui vaut la peine d'être soutenu).
Ecovie à Rio de Janeiro
Ce n'est pas un éco-lieu, mais c'est un lieu où on se sent bien : Santa Teresa, le quartier populaire baroque du 19e siècle, et à mon avis le meilleur endroit où dormir à Rio pour âmes vives.
Il y a un hôtel sympa chez un Suisse près du coeur de Santa Teresa (plutôt maison familiale, Pousada en Portugais), au lieu dit Largo dos Guimaraes. J'ai perdu l'adresse, mais tous les chauffeurs de taxi connaissent, c’est la seule pousada tenue par un Suisse près du Largo. A propos de taxi, une info hors sujet : contactez la meilleure taxiste de Rio, Rosé Robertson, sur son portable au + 55 21 99173213.
L'autre solution à Santa Teresa, c'est le bed & breakfast de Cama & Café. Quand aux restaurants aprasivel est un lieu exquis.
Et puisque vous ne manquerez pas de passer à Ipanema et/ou à Copacabana, il y a un resto bien naturel à la Rua Barão da Torre 167/173.
Ecolieux dans l'état de Rio de Janeiro
D'abord l'ile de Paqueta, écolieux inintentionnel et pourtant merveilleux, ville de 4'000 âmes sans voitures et sans violence au coeur de la Baie de Rio, avec ses éco-taxis comme dans le film le prisonnier sa [casa de Arte et ses ruelles magiques, que l'on rejoint en hure de bateau depuis la Praça XV au centre de Rio
Un lieu peu connu est l'écovillage de Grauna, petit et 100% autonome.
C'est un écovillage Krishna ouvert, simple, réussi.
Possibilité de bains régénérateurs, divers options santés.
On y mange très bien. Ils sont une dizaine de permanents, des familles.
Cela se situe à 10kil avant d'arriver à Paraty, dans les montagnes.
Des taxis peuvent vous amener à Grauna depuis Paraty. C'est un lieu de retraite, 100% simplicité volontaire et sobriété heureuse. Et 100% Krishna.
Dans cette région, vous pouvez aussi découvrir le village de Trindad et sa plage qui fait la jonction entre l'état de Rio et l'état de Sao Paolo, avec sa plage protégée peuplées de Cassares : des métis à sensibilité chamane, peu connus, fils de mélanges entre pirates européen, esclaves noirs en fuite et amérindiens de souche. Eux, ils connaissent la forêt (jungle) dite Mata Atlantica, ses plantes et leurs propriétés.
Pour des vacances plus tranquille et du sport et de la nature 100% vierge, l'île de Ilha Grande, entre la ville de Rio et Paraty, toujours sur la Costa Verde, un parc naturel qui est un peu pris d'assaut par les touristes et reste néanmoins magique. Parmi les plus ballades du monde. Passez notamment voir le photographe
Ecolieux de montagnes
Un des lieux de l'esprit "petite Suisse" du Brésil se trouve lui aussi au confluent des états de Rio de Janeiro et Sao Paolo, à l'autre bout de leur frontière commune, au dessus de la ville de Resende. C'est un lieu où là aussi plusieurs expériences intéressantes alternatives de permaculture et de pisciculture semi-sauvage, entre chalet suisses et centre reliés à Fundhorn. Le lieu s’appelle Visconde de Mauá.
On trouve aussi, au coeur de l'état de Salvador, à plus de 500 kilomètres du littoral, une région appelée Chiapada Diamantina, qui est un dédale de vallées toutes préservées. Comme au Visconde de Maua, on y trouve de très nombreux projets d'écologie pratique, des centres de rencontres et de vie avec alimentation et logements alternatifs. Un lieu de gens éveillés.
Et enfin, dans l'esprit écolieu de montagne tropicale, visitez Teresopolis, grand village à une heure de route de Rio, enfoui dans la jungle montagneuse. A 5 kilomètres avant d'y arriver depuis Rio, on y trouve un lieu de méditation et de ressourcement avec piscines naturelle, grandes sources d'eau, c’est un immense parc magique face auquel les féeries du Seigneur des Anneaux n'ont qu'à bien se tenir.
Ecolieux dans l'état du Rio Grande do Sul.
Tout au sud du Brésil, à 2 heures au sud de la capitale régional Porto Alegre, la fundacao Gaia est un lieu symbolique du mouvement écovillage. C’est un des premiers lieux de l'écovie intentionnelle de notre société industrielle moderne, avec Findhorn (Ecosse), Auroville (Inde) et les écovillages d’Islande. Sur la terre gérée par la Fundaçao Gaia se trouve une grand carrière transformée en lac d'eau douce, de la culture de cactus et surtout une expérience de permaculture grand format.
Un centre de formation avec dortoir 100 places, belle construction, bon accueil.
Conseil important : téléphoner avant de débarquer.
En 2003 lors de mon passage, c'était la femme de feu Lutzemberg qui gérait le lieu.
Ecolieux dans l'Etat de Bahia
Outre la Chiapada Diamantina (voir chapitre "ecolieux de montagne"), l'éco-région intéressante est principalement le littoral entre Salvador et Porto Seguro. On y trouve de nombreux projets d'éco-lieux, certains intégrés dans les populations comme ceux de l'ONG Yonic, d'autres plus tournés vers un public international comme l'écovillage Piracanga.
Ensuite la Fundacao Terra Mirim près de la ville de Salvador toujours, un lieu éco-sprirituel plutôt ultra (végan, sans fumée, méditation), à découvrir car c'est un vrai havre de paix.
Et aussi, à 50 kil au nord de la ville de Salvador, dans le village d'Arembepe, l'Aldeia Hippy.
C'est un hameau de pêcheur, sans électricité, haut lieu du flower power et de la contestation des années 70, dans lequel on passé notamment quelques grands artistes brésiliens (Gilberto Gil, Caetano Veloso...) et internationaux (Mick Jagger, Janis Joplin, Roman Polanski...). C'est là que j'y ai fait un petit film. C'est un lieu trop touristique à mon sens aujourd'hui, un lieu qui a perdu une bone part de son âme, néanmoins intéressant à visiter.
Etat de Goias
La Chiapada dos Veradeiros, immense vallée de nature sauvage et espace qui recèle d'une multitude d'expériences alternatives de tout type sur plusieurs centaines de kilomètres carré. Notamment le village de Alto Paraiso.
Notamment du côté de Pirénopolis, haut lieu de l'éco-tourisme, des soins du corps et de l'esprit, ville qui non seulement abrite un des principaux centre de formation à l'écovie des Amériques, mais aussi plusieurs éco-communauté comme notamment Hominem, une communauté des années 70 qui a bien évolué.
Bonne visite, merci pour vos courriels de contributions à la mise à jour de cet article.