Bonjour

Participer durablement à l'évolution d'un projet de société et réussir à bien vivre cette expérience étape après étape, quelle gageure en ce début de 21e siècle, vous ne trouvez pas ?


Cet article a été écrit pour les participants aux divers mouvements de promotion de la décroissance (moins consommer, moins produire, pour permettre à la planpte de mieux régénérer la biosphère). Il a été présenté durant la conférence sur le thème "Communication libre : enjeux et applications" dans laquelle je suis intervenu sur mandat de l'Appel Pour une Insurrection des Consciences (alias APIC), à la rencontre de Marsaz(France), du 7 au 9 août 2004.

Le but de cet article est de laisser une trace concernant les tendances à venir pour les dynamiques de Communication en groupe, mouvements intellectuels en tête, donc tout ce qui touche aux mouvements d'informations au sein de groupes.

Etat de cet article : en construction, vos commentaires sont les bienvenus à l'adresse email theoENLEVEZMOI@bondolfi.net.

1.Introduction. Brève présentation du conférencier.
Les hôtes de la rencontre de Marsaz présentent brièvement son parcours, les domaines d'activités, et quelques résultats obtenus.

2.Objectif de la conférence.
L'objectif est de sensibiliser à l'existence d'une dynamique de décroissance dans le domaine de la communication électronique.

3.Article de synthèse de la conférence
Mention de la présence d'un article résumant la conférence, présent sur le site web du réseau Cooperation.net (réseau de cooperation Nord/Sud), à l'adresse http://www.ynternet.org/move/info/113237.

4.Brève description de l'E-communication Libre.
  • La Communication, c'est de l'information en mouvement, c'est à dire de l'information transformée (souvent échangée) par des profils (personnes et groupes), des technologies et des méthodologies.
  • Le _E_ dans E-communication, c'est l'Electronique : un outil d'accélération des flux d'informations.
  • L'informatique (par rapprot à l'E-communication), c'est les méthodes + les profils + les technologies, sans les informations. L'informatique est au service du flux d'informations (avant d'y intégrer les informations).
  • Libre dans le monde immatériel s'apparente à durable dans le monde matériel

    5.Il existe un mouvement dit de l'E-Communication Libre
    Ce mouvement a pour but commun le partage du savoir au titre de patrimoine de l'humanité. Il a été initié en 1984, par Richard Stallman, qui a défini les 4 libertés fondamentales face à un savoir (assemblage d'informations, immatériel): liberté de le lire, de l'utiliser, de le modifier et de le redistribuer. Il est composé de plusieurs millions de promoteurs sur les 5 continents, et d'environ 1 million de développeurs de programmes informatiques. Il est composés de nombreuses organisations, réunies sous diverses bannières, dont principalement : « Informatique Libre », « GNU/Linux », « Logiciels Libres », « Open Source » dont les mascottes sont le GNOU (de GNU) et le pingouin (de Linux, appelé TUX). Les contributeurs les plus légitimes de ce mouvement sont notamment Richard Stallman (fondateur de la licence logiciels libres et de GNU), Eric Raymond (Open Source et modèles économiques associés), Bruce Perens, Lawrence Lessig. En France, on peut mentionner notamment Leonardo Di Cosmo, Bernard Lang, Fabien Penso, Frédéric Couchet, Stéphane Fermigier et Raphael Rousseau.

    6. Il existe une culture de l'E-communication Libre.
    Culture au sens répertoire de solutions. En voici quelques proverbes :
  • ignorer les freins, miser sur les moteurs.
  • Free as a speech, not as a beer.
  • Publier tôt, mettre à jour souvent (edit early, update often)
  • Show me the code (montre-moi les résultats de ton ouvrage avant de prétendre prendre la parole dans le groupe)

    7. Les principes de fonctionnement.

    Il existe des principes (ou critères) de fonctionnement propres à la décroissance dans l'E-communication Libre sont notamment :

  • le choix de la CoVi d'adoption (pourquoi et comment quitter hotmail, yahoo, etc...)
  • la capacité de discussion par email (réponse entre les lignes)
  • le respect de la netiquette (éthique d'E-com)
  • la priorité à l'Internet (qui est le principal réseau Libre, ce que ne sont pas le minitel, les GSM...)
  • le choix des logiciels Libres pour les serveur et pour les applications clients
  • La contribution aux spams en ne relayant pas les chaines, quelles qu'elles soient.
  • l'archivage des informations (listes, pages web, back-up)
  • la démocratie karmique (cf slashdot)
  • l'usage de licences Libres pour tous les contenus – textes, images, sons, logiciels (artlibre, Creativecommons, GFDL).

    Plus d'infos notamment en lisant l'article comment pratiquer la société de l'information de manière citoyenne

    8.Exercice.
    Le but de cet exercice est d'avoir fait une fois au moins l'expéreicne complète de mise à jour d'un document avec une version.

    Rédiger la version 0.1 de l'article pour présenter 2 domaines dans lequel vous avez des habitudes de consommation et de production particulièrement modérée (alias quels sont mes contributions à un monde plus équitable).
    Contraintes : insérer la version et la licence, rédiger 10 à 100 mots, sur maximum 3 minutes.


    9. Coopérer via le Net

    Coopérer via le net, cela permet surtout d'oeuvrer ensemble de manière asynchrone, nomade et décentralisée.
    Un service d'hébergement de profils perso et d'organisation est disponible pour les participants aux mouvements de promotions de la décroissance. Ce service est fourni par Ynternet.org, dans la tendance Libre.
    Télécharger ici le mode d'emploi pour bien coopérer via le Net (article avec fichier attché en pdf).

    Lire ici la description de la démarche du réseau "coopération.Net" qui est un réseau composé de plus de 4'000 membres (ONG, opérateurs sociaux) oeuvrant solidairement.

    Pour bien coopérer via le net, chacun peut apprendre à coopérer à son rythme. L'initiation s'effectue devant un écran, seul ou accompagné par un médiateur Internet de proximité (notamment faire appel à la CoP Gnu/Linux de votre région).

    10. Il existe une formule mathématique pour qualifier l'énergie immatérielle : E = RC (cf doc 2 pages remis aux participants).

    Les autres mouvements sont conceptuellement proches du mouvements de l'E-communication Libre sont notamment :

  • Les mouvement pour le non-brevetage du vivant.
  • Les mouvement pour la réappropriation des espaces
  • Les mouvements du Chi
  • Les mouvements de l'anthroposophie
  • Les mouvements du microcrédit

    On peut aussi citer les nmouvements de la promotion de la décroissance, tel les vhemt, les casseurs de pub et l'APIC ->

    11.Exercice final

    Rédiger la version 0.2 de l'article pour présenter 2 domaines dans lequel vous avez des habitudes de consommation et de production particulièrement modérée (alias quels sont mes contributions à un monde plus équitable).
    Contraintes : insérer la version et la licence, rédiger 10 à 100 mots, sur maximum 3 minutes, décider si vous passer en v1.0 (publié, assumé).





    12.Débat et pistes de travail.

    Dans cette tendance Libre (comprendre tendance de respect des principes du Libre dans les dynamiques de Communication) qui s'impose lentement par sa cohérence socio-économique, certaines bases cultures sont à prendre en compte :

    1. L'immatériel influence fortement le matériel.
    Mieux vaut l'accepter et s'y impliquer plutôt que de le subir.

    2. Dans la communication Libre comme dans toute éducation durable, l'autoformation est permanente.
    Cette autoformation démarre par la lecture des articles dans les CoVi selon vos centres d'intérêts. Elle se développe par les communautés de pratiques, et se valide par la certification réciproque.

    3. Patience et labeur sont les clés de la légitimité.
    Il faut plusieurs années et beaucoup de rigueur pour se sentir à l'aise dans cette dynamique, car il s'agit avant tout de nouvelles croyances à adopter, et puor cela il faut confronter beaucoup ses rêves avec la réalité ; et les croyances de la Communication Libre sont basées sur la notion du monde fini, aux ressources limitées. Or notre société qui vise en dominance la croissance se comporte au contraire comme si nous étions dans un monde infini, aux ressources illimitées.




    Voici quelques pistes d'auto-apprentissage de l'E-communication Libre



    A la découverte des communautés de pratiques
    http://www.ynternet.org/info/24969

    et aussi les résultats d'une recherche google sur le sujet des CoP

    La Cathédrale et la bazar
    http://www.linux-france.org/
    Nombreux sont ceux (en particulier ceux dont les opinions politiques les font se méfier des marchés libres) qui s'attendraient à ce que la culture d'égoïstes sans autre maître qu'eux mêmes soit fragmentée, territoriale, source de gâchis, pleine de petits secrets, et hostile. Mais cette idée est clairement mise en défaut par (pour ne donner qu'un seul exemple) l'époustouflante variété, qualité et profondeur de la documentation relative à Linux. Il est pourtant légendaire que les programmeurs détestent écrire des documentations; comment se fait-il, alors, que les bidouilleurs de Linux en produisent tant ? Il est évident que le marché libre d'egoboo de Linux fonctionne mieux que tout autre pour générer des comportements vertueux, serviables, mieux que les services documentaires largement subventionnés des producteurs de logiciels commerciaux.

    Le partage de demain
    http://www.framasoft.net/article2185.html
    On le comprend, les licences Creative Commons ne sont pas là pour faire de la concurrence aux autres licences libres. Elles permettent simplement d’élargir l’éventail des possibilités. Cette pluralité existait déjà dans le monde des logiciels, puisqu’en dehors de la GNU GPL, on trouve des licences Open source moins contraignantes, qui autorisent par exemple l’incorporation d’un code propriétaire dans un projet dit Libre. Les Creative Commons ne font qu’offrir un (plusieurs) choix de plus, dégager du lien historique qui lie les licences libres a l’univers de la programmation informatique, en permettant à l’auteur de préciser ce qu’il veut partager et quels droits il souhaite garder.
    C’est apparemment la première tentative sérieuse d’adapter les droits des auteurs et la protection de leurs oeuvres aux possibilités de ce nouveau médium qu’est internet : le téléchargement, la diffusion de copies, la publication d’oeuvres modifiées, la collaboration dynamique, etc. Entre les larges libertés permises par des licences telles que la PDL ou la licence Art Libre et la rétention intégrale du copyright, inadaptée à la diffusion sur le web, les Creative Commons empruntent une voie intermédiaire, toute en nuances, assurant à l’auteur que son travail ne sera pas repris d’une façon qui ne lui convienne pas, tout en lui permettant de partager et de collaborer avec d’autres.


    Design et développement durable
    C'est un livre à découvrir
    Livre Il y aura l’âge des choses légères. Sous la direction de Thierry Kazazian. Victoires éditions. 2003.

    Cet ouvrage est une réflexion sur tous ces objets qui envahissent notre vie quotidienne et pèsent sur notre environnement, mais qui pourraient devenir légers et durables s’ils devenaient de véritables services. L’eau, l’alimentation, l’énergie, l’habitat, le sport, la mobilité et le multimédia sont les domaines qui ont servi de points de départ à des scénarios de transformation de la société de consommation en une société d’utilisation capable de satisfaire nos besoins et nos désirs, de façon durable.
    Manifeste conjuguant design et prospective, l’ouvrage est une force de proposition pour des stratégies d’entreprise visant à offrir une meilleure qualité de vie pour chacun, tout en jetant les bases d’une économie légère.


    Décroissance et refus des marques
    Les Casseurs de Pub
    Crée en 1999, Casseurs de pub est une association loi de 1901 dont l'objectif est de promouvoir la création graphique et artistique basée sur la critique de la société de consommation et la promotion d'alternatives. Dans ce sens, l'association diffuse une revue une fois par an en kiosques (25 000 exemplaires), diffuse une lettre trimestrielle (1 000 exemplaires) pour relayer des évènements comme la "Rentrée sans marque", la "Journée sans achat", la "Semaine sans télé". L'association réalise des films d'animations, organise des colloques, des spectacles, des expositions, etc. et tient le site internet sur lequel vous êtes en train de lire ce texte. Comme son grand frère Adbusters (adbusters.org), Casseurs de pub a été fondé par un ancien publicitaire.






    Voilà, toutes ces infos et ces liens sont des portes d'entrées sur la Communication dite "Libre, bonne découverte !