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de l'info : Ces arguments ont été produit par le directeur technique d'Ynternet.org en 2003, Raphael Rousseau |
| Posté par ynternet.org
le lundi 31 mars 2003.
nombre de visites: 590
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La communication "libre", c'est une communication où chacun peut être acteur médiatique et non pas uniquement consommateur. Pour cela, il faut des formats ouverts. Voici un argumentaire court pour l'adoption de formats ouverts
par les administrations d'un état ou d'un réseau associatif.
Dans l'ère de l'information, un postulat de base est qu'il est important
que cette dernière circule, certes, mais la finalité est que les
interlocuteurs puissent se comprendre.
Les ordinateurs sont le plus souvent reliés par le biais d'un réseau
connu sous le nom d'«Internet» qui rassemble des systèmes très
différents par un protocole de communication normalisé nommé TCP/IP.
Grâce à ce protocole, de tout endroit de la planète, on peut expédier
toute forme d'information numérique d'un ordinateur à l'autre : son,
image, texte, animations.
L'informations est véhiculée par une interconnexion de réseaux (Internet
est l'abréviation de INTERconnected NETworks) dont les technologies
employées pour les constituer laissent complètement indifférents les
protagonistes du dialogue. Cependant, lorsque l'information atteint son
but, son contenu doit être déchiffrable par son destinataire. C'est là
qu'intervient la notion de «format de fichiers».
À quoi bon avoir établi une manière standardisée à l'échelle mondiale
pour que l'information soit véhiculée à bon port si c'est pour
finalement rester dans l'incompréhension lorsque le destinataire ne peut
en exploiter le contenu ?
Les formats de fichiers, qui permettent à deux interlocuteurs de se
transmettre de l'information, doivent donc respecter un certain nombre
de contraintes pour que les contenus soient accessibles au plus grand
nombre : l'ouverture est donc de mise afin que les logiciels émanant de
différentes sources puissent reconnaître ces formats.
Emprisonnement
Ne pas dévoiler les formats de fichiers conduit souvent à un
emprisonnement des utilisateurs dans un logiciel donné : comment opter
pour un autre logiciel s'il nous impose de renoncer à tout notre
existant. Dans un tel cas, la saine concurrence ne peut plus faire son
office et l'on se retrouve contraint de se cantonner à ses anciens
choix. Seules les qualités d'un logiciel doivent présider à son choix et
à son adoption alors que la mise en oeuvre d'incompatibilités relève de
mesures anti-concurrentielles déloyales.
Pérennité
Imaginons que l'éditeur de notre logiciel vienne à fermer ses portes
emportant dans sa tombe tous les secrets liés au format des fichiers du
dit logiciel. Il ne s'agit pas de science-fiction, bien des
organisations ont durement expérimenté une telle situation à leurs
dépends. Il reste toujours possible de continuer à exploiter le logiciel
en l'état mais il ne faudra plus en espérer de nouvelles versions, donc
pas d'améliorations, ni de corrections d'anomalies de fonctionnement, pas
plus que de services de support.
Interopérabilité
Les utilisateurs ne doivent pas être forcés à utiliser un matériel ou un
logiciel donnés pour la seule raison que la majorité des autres
utilisateurs ont fait ce choix. Les produits en concurrence doivent
inter-opérer au travers de standards ouverts.
Liberté d'établir une politique logicielle.
Les utilisateurs (entreprises, associations, institutions) doivent être
libres d'établir leur propre politique logicielle concernant leurs
acquisitions et usages. Cette politique ne doit pas leur être imposée de
l'extérieur.
Références :
La campagne «Sincere Choice» ( http://sincerechoice.org/ ) qui vise à
donner aux utilisateurs d'ordinateurs un choix sincère.
Netscape open standards guarantee
http://wp.netscape.com/columns/intranet/open_standards.html
30 ans de RFC : ftp://ftp.rfc-editor.org/in-notes/rfc2555.txt
Page d'accueil pour les RFC, standards pour Internet :
http://www.rfc-editor.org/
PROPOSITION DE LOI
tendant à renforcer les libertés et la sécurité du consommateur
et à améliorer la concurrence dans la société de l'information.
(France) :
http://www.assemblee-nat.fr/legislatures/11/pdf/propositions/pion2437.pdf
Rapport Carcenac «Pour une administration électronique citoyenne»
(France) :
http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/jospin_version3/fr/ie4/contenu/
22508.htm
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