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| Séminaire jeunes micro-entrepreneurs solidaires avril 2004 à Lomé, mon évaluation |
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de l'info : |
| Posté par move
le vendredi 09 avril 2004.
nombre de visites: 654
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image : André et Thanguy dans les montagnes suisses durant le séminaire préparatoire de décembre 2003
Mon évaluation de ce séminaire, c'est je crois, en résumé, que les forces et les faiblesses de son organisation sont celles de ses 2 principaux organisateurs, Elom et André.
Succès :
bonne ambiance en permanence
bon esprit d'équipe, où l'avis de chacun est écouté, pris en compte
bon paraître (bonne image à tous les niveaux)
bonne capacité d'improvisation et de réaction face aux imprévus
honneteté et bienveillance très fortes
bonne volonté de la part de chacun
vu les moyens et le contexte socio-économique régional, excellente dynamique
les organisateurs s'impliquent sans compter leurs heures ni leurs moyens
chacun croit en cette aventure et en ce réseau, c'est génial !
cette dynamique globalement cool permet de coopérer à long terme, c'est évident, et je ne peux que dire bravo !
Echec :
sérieux manque de soin dans la gestion des ressources, ce qui amène du gaspillage (de matériel, de temps, d'informations)
planification insuffisante
sélection des participants (disparité dans les expériences, rendant les débats passionnants mais parfois difficiles à cadrer)
peu d'enseignement des erreurs (les erreurs se répètent, c'est un peu démotivant pour moi en tout cas, j'aimerais plus de dynamique d'auto-apprentissage)
trop peu d'être (un certain manque de résultat fermes, tangibles, concentrés sur l'essentiel), en regard du paraître (les discours, les grandes déclarations, les T-shirts, la banderole, ...).
Obstacles pour le futur
le fait que les équipes du Sud manquent de rigueur dans leur gestion financière et structurelle pourrait amener simplement des impossibilité de poursuivre l'activité faute de moyens. Car la rigueur, le soin apporté à toute chose, c'est à mon sens essentiel si on veut entreprendre : il faut tout surveiller, rester en état d'alerte, savoir parfois trancher, décider vite, faire soi-même sans discuter...
En tant que bon "suisse", j'ai été élévé dans une culture du soin (être soigneux) donné à toute chose, qui fait que nous sommes toujours attentifs à optimiser l'usage des ressources. On fera très attention à ne pas casser des choses, à équilibrer au maximum l'alimentation, etc... Et j'ai le sentiment que cet élément culturel essentiel pour la réussite d'un partenariat n'est pas au rendez-vous. Je renvoie à ce sujet au manifeste des pratiques durables
Oui, je sais, c'est un peu dur comme commentaire. J'aimerais donc que cela reste modéré (car il y d'autres points), mais ferme, comme une alerte. Plus concrètement ? Par exemple, je constate qu'une bonne part du matériel fourni en printemps 2003 est en mauvais état un an plus tard, et ceci sans justifications.
Précisément ? ben par exemple, comment justifier qu'un investissement de 150'000 CFA (soit 400 chf, soit 250 Euros) pour une imprimante laser se soit soldé par une imprimante déjà à la poubelle moins de 12 mois plus tard, et qu'on doivent, durant cette rencontre d'avril 2004, utiliser une imprimante jet d'encre de basse qualité ?
Par exemple, je constate que les sections et les médiateurs ont accès à des financements modestes mais disponibles, et qu'ils les utilisent toujours dans l'urgence, sans planifier leur dépenses, ce qui fait que des sommes importantes ne sont pas utilisées au mieux.
Par exemple, je constate que j'ai un ordinateur portable qui est de seconde main, que j'ai payé pas cher du tout, et que malgré tout j'arrive à traiter tous mes emails en pop3 pour moins de 3'000 cfa par semaine, donc c'est possible de tout traiter mieux et moins cher, et toutes ls excuses que j'ai reçues à ce sujte ne me semblent refléter qu'une chose : l'imprecision quant à l'appropriation de ces notions-clés pour bien co-opérer.
Les incubateurs du Sud demandent du temps pour faire mieux, et c'est bien compréhensible. Mais si entretemps toute l'infrastructure se dégrade trop, cela sera trop tard peut-être, donc au moins ils devraient faire plus gaffe à respecter le matériel disponible, à exploiter les livres pour s'autoformer... !
Sur le point imprimante, il suffirait de passer plus souvent la poussière sur les objets, de mettre des housses sur les matériels informatique entre 2 usages, comme dans toute structure professionnelle ! Et ce point imprimante peut être multiplié par tous les sujets de gestion courante : livres, réponses aux emails, suivi des contrats, méthodes de facturation, méthodes de gestion du temps...
Une dynamique commerciale trop faible
A part ce point "soin", dans les obstacles il me semble qu'il y a le fait que l'équipe a une dynamique commerciale trop peu affirmée. Elle passe beaucoup de temps à argumenter de manière littéraire au lieu d'aller droit au but commercial. Dans ce domaine, je rappelle que j'ai des possibilités d'octroyer des mandats de télétravail, mais que je ne reçois pas suffisamment d'offres précises, complètes, bien formalisées, correspndant à des besoins standards de clients, donc je sous-traite les mandats au Nord !
La gestion des priorités.
Le fait que l'équipe d'animation de ce projet ne me donne pas le sentiment de bien saisir quelles sont les priorités, et parfois elle donne autant d'importance à des questions financières portant sur 10'000 cfa qu'à d'autres portant sur 500'000 cfa, ce qui me semble pouvoir créer, à moyen terme, de vraies impossibilités de durbailité dans l'activité
Potentiels pour le futur.
principalement la bonne volonté, la persévérance et la régularité d'engagement des participants, qui sont des valeurs essentielles, rares
accessoirement, le fait que la structure a été bien posée (la aussi, bravo à André et Elom)
l'esprit d'équipe et de solidarité est très fort
nous avons une très bonne base documentaire, qui nous donne une fort avantage concurrentiel
En conclusion, je dirais que la quantité d'engagement est au rendez-vous mais que la qualité me semble rester très approximative, voir insuffisante par rapport à une dynamique d'autonomie financière.
C'est un constat qui me semble rejoindre :
le défi que nous nous sommes fixés ensemble de se donner un an (jusqu'à printemps 2005) pour générer des revenus suffisant pour l'autonomie du réseau.
les analyses des experts du Sud et du Nord qui tentent de développer les compétences de gestionnaires au Sud.
J'espère de tout coeur que ce projet de réseau continuera, et m'engage à faire ma part telle que formulée dans les ressources que le siège du réseau Cooperation.net s'est engagé à fournir aux sections !
A vous les togolais de Cooperationtogo, André, Elom, Angèle, Mado, Waki, Lucedoh, je réitère mes remerciements pour votre chaleureux accueil, et vous dis bonne suite et à bientôt sur le net !
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