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| Comment pratiquer la Société de l'Information dans l'esprit du développement durable ? |
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de l'info : Mes sources d'inspirations, voir www.bondolfi.net |
| Posté par move
le vendredi 07 novembre 2003.
Modéré le vendredi 07 novembre 2003
nombre de visites: 11072
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Télécharger ici le mode d'emploi pour devenir le média
L'aventurier et écrivain Antoine de St Exupéry a écrit que l'essentiel est invisible pour les yeux. C'est vrai dans de nombreux domaines.
Par exemple, dans le domaine informatique, les courriers non sollicités (SPAM), les chaînes d'entraides qui ne sont que des canulars, les virus fréquents, toutes ces complications informatiques ne sont pas des problèmes techniques, bien qu'ils en aient l'air. Spam, canular et virus sont en fait des problèmes de comportements sociaux, qui sont ensuite répercutés dans le monde virtuel.
Alors, quels problèmes ?
1. Le problème de l'apprentissage par l'erreur dans la société de l'apprentissage informel : il n'y a pas de permis de conduire obligatoire pour utiliser un ordinateur, donc souvent le débutant commence par faire faux et par avoir des problèmes pour se rendre compte de ses erreurs et éventuellement rectifier le tir, mais souvent le mal est commis (virus et canulars propagés, matériels endommagés, temps perdu...) et un ordinateur ça peut faire aussi mal qu'un couteau, si on propage une fausse rumeur par exemple.
2. Le problème des mauvaises habitudes : on a du mal à faire juste si on a commencé en faisant faux, donc on continue à faire faux.
3. Le problème du manque de reconnaissance dans une société dominée par la hiérarchie de statut : des personnes intelligentes, malignes, qui se sentent ignorées et marginalisées professionnellement, sans place sociale leur permettant de mettre leurs compétences au service du bien commun, développent et/ou diffusent des virus informatique pour montrer qu'elles existent.
Et lorsque les problème de conduite deviennent trop important et trop présent pour l'ignorer, il devient utile de se renseigner sur les vrais enjeux du développement durable dans l'ère du numérique, par exemple en lisant cet article.
Les notions auxquels cet article fait appel sont celles de l'E-communication Libre, de l'Ecologie de la communication et du bien commun dans la société de l'information.
Les courriers non sollicités (SPAM), les canulars et l'esprit de contrôle (Big Brother) sont des mécanismes de capture des internautes qui ont été conçus par des personnes sans scrupules ou simplement sans vision, souvent des stratèges en marketing. Ces mécanismes ont pour point commun de rendre les utilisateurs dépendant à toutes sortes de choses inutiles. On appelle cela "créer le besoin" dans le jargon commercial.
LE SPAM.
L'industrie du SPAM est probablement largement financée par des entreprises transnationales dont le but est de jeter le discrédit et susciter la méfiance face à ce média si participatif et si citoyen qu'est le réseau Internet (beaucoup d'émetteurs, beaucoup de récepteurs, peu de publicité). Si Internet reste synonyme de méfiance, alors les médias unilatéraux (peu d'émetteurs, beaucoup de récepteurs, beaucoup de publicité), c'est bon pour les industries médiatiques qui vendent de la publicité à la TV. Le SPAM crée le besoin d'informations fiables validées par des marques, comme la marque de média CNN, ou plus généralement la marque.
Les chaines.
Les courriels de type chaînes (exemple : signez cette pétition vite et envoyez-là toutes vos connaissances qui sont dans votre carnet d'adresses, vous conribuez ainsi à sauver l'Amazonie) sont par essence même inutiles, souvent simplement car elles ont la même structure que le plus connu "jeu de l'avion". Les lettres-chaines sont souvent rédigés initialement par des personnes en mal de reconnaissance, des anonymes que cela excite de faire perdre du temps à des inconnus qui n'ont pas compris ce que eux, les petits malins mal intentionnés, ont compris sur les structures pyramidales des chaines. Explications par Alexandre et par Entre-Parenthèse et encore d'autres explications chez Wikipedia.
Les Virus.
Certaines entreprises qui développent des antivirus se concentrent sur les stratégies de répression des virus et ignorent les stratégies de prévention des virus. Par exemple, dans le monde des logiciels Libres les virus sont beaucoup moins nombreux (rapport de 1 à 100 au moins), simplement parce que les logiciels libres sont développés de manière participatives, donc les failles de sécurités sont moindres, car il y a plus de regard critique sur les faiblesses potentielles des logiciels qui sont distribués.
Les programmes vampires.
Les transnationales qui tiennent le marché des applications informatiques clients (Microsoft avec Windows et MS-Office, ADOBE avec PDF Acrobat, ORACLE avec les bases de données...) ont abusé de leur position dominante pour non seulement tout faire pour détruire ou supprimer leurs concurrents par des moyens financiers et juridiques, mais aussi pour empêcher les utilisateurs d'être apte à sortir de leur giron, en faisant que lorsque vous achetez un ordinateur neuf, vous ayiez toujours un paquet de programmes inutiles. Ces programmes vampirisent les ressources matérielles de votre ordinateur : ils utilisent la mémoie vive, collectent des données, etc... à l'insu de votre plein gré.
En conclusion dans ce tableau plutôt noir, il faut garder en mémoire que générer le besoin, orienter la consommation, cela part du principe que plutôt que d'amener les citoyens à consommer uniquement ce dont ils ont vraiment besoin, les promoteurs politiques et économiques de la croissance économique à tout prix vont laisser leurs responsables commerciaux exciter leurs sens et jouer sur les cordes sensibles des utilisateurs d'ordinateurs par toute sorte de truc pour servir des intérêts plutôt privés que communs, des intérêts qui sont aux antipodes du développement durable et qui ne peuvent qu'amener une surexploitation des ressources de la terre au service d'un système déshumanisé.
Bon, et alors quoi, le tableau est tout noir, on ne peut rien faire ?
Ces mécanismes de création de besoins ont été développés par des stratèges convaincus que les citoyens n'ont aucune motivation à défendre leurs droits à une société respectueuse des droits de chacun, équitable, ouverte. Et chacun des utilis'acteurs que nous sommes peuvent contribuer à leur donner tort à cette vision étriquée du monde en y ajoutant sa petite goutte d'eau citoyenne.
Adopter de bonnes pratiques c'est non seulement bon pour sa satisfaction citoyenne personnelle, mais cela vous fait aussi gagner du temps.
Vous trouverez ici des exemples de pratiques simples pour éviter d'être dépendant de la société d'hyperconsommation passive et pour éviter les complications qui en découlent souvent (virus, démotivations, restrictions...)..
Introduction : un monde meilleur avec l'Internet citoyen.
C'est très important de s'impliquer pour un monde meilleur, et d'utiliser pour cela Internet, le média le plus citoyen vu il n'a pas de pouvoir central.
Car Internet - vous l'avez aussi sûrement compris - est aussi un outil qui peut notamment remettre en question le fonctionnement de notre société, vers plus de transparence, vers une meilleure qualité de vie... pour autant que les actions de communication par Internet soient réalisées en respect de principes de la durabilité.
Une nouvelle culture de la Citoyenneté.
Le fonctionnement d'Internet est aussi la pointe de l'iceberg d'une nouvelle culture de la citoyenneté globale et locale.
Et cette culture passe par une remise en question de nos principes de fonctionnement. Car il est facile de dire que nous aurions besoin d'une plus grande transparence et d'une meilleure traçabilité de la part de nos autorités. Mais avant cela, il faudrait déjà qu'émerge un fort groupe de citoyen conscient ET utilisant Internet avec pertinence. C'est ces citoyens conscients ET pertinents qu'on appelle "netizen", on parle aussi d'e-citoyennenté, de "société de l'Information Citoyenne" ou encore de "Culture de la Communication Libre".
Apprendre à devenir le média et à consommer moins.
Pour devenir netizen (on dit aussi "devenir le média), vous pouvez accepter de remettre profondément en question votre mode de fonctionnement. Lentement (c'est pour cela qu'on parle aussi de "révolution lente"), mais sûrement. Car en occupant le terrain de la gestion des flux d'informations avec pertinence, on contribue à un monde meilleur. Ainsi on développe une empreinte écologique, qui au niveau numérique, est positive. Or dans la Société de l'Information dans laquelle nous vivons aujourd'hui, l'empreinte numérique a beaucoup d'impact, car elle touche principalement les 20% d'êtres humains "citadins occidentaux" qui consomment à eux seuls le 80% des ressources sur terre.
RESPECTER LES PRINCIPES DE L'E-COMMUNICATION LIBRE
Les netizens respectent le plus possible les principes de l'E-communciation.
Ainsi ils ont une empreinte numérique positive.
Quelques exemples de principes à respecter:
Adopter la Netiquette
Quitter Hotmail & Yahoo
Eviter de transférer des courriels à source originelle non identifiée, ce sont presque toujours des canulars
Apprendre à sauvegarder correctement vos documents
En finir avec les pièces attachées en format MS-Word (.doc)
Editer des articles pour vous sevrer des médias industriels
Opérer en réseau pour éviter de réinventer la roue
Acheter moins et mieux
Au début, adopter ces principes demande de gros efforts et de la persévérance. Donc seuls ceux qui sont sincèrement volontaires et conscient de ce que cela leur apporte personnellement peuvent effectuer ces rites initiatiques des anciens aux nouveaux paradigmes. A chaque étape vous devez apprendre des nouveaux éléments sociaux et culturels :
les hoax, la traçabilité, les profils, l'édition de pages dynamiques, l'adaptabilité, la hiérarchie de compétences, le RTFM, la netiquette ...
C'est le prix à payer pour consommer encore durablement.
Mon sentiment, c'est que c'est un des prix à payer pour avoir accès à la société de consommation. Sinon, vous consommez sans légitimité et, malgré toute votre bonne volonté, vous détruisez la planète sans respect pour les générations futures. Alors, êtes-vous prêt à développer vos pratiques de la Communication Libre ?
Quelques portes d'entrées sur la Société de l'Information Citoyenne sont expliquées plus en détails sur www.ynternet.org/ynternet.org
Librement votre
Théo Bondolfi - profil sur www.ynternet.org/move
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